Daguin, ouvr. cité, t. I, p
mètres carrés .Selon Béclard \ cette surface ne serait que de 15,000 centimètres carrés; ce dernier chiffre paraît le plus rapproché de la vérité, il est généralement adopté.
Ces estimations diverses font varier nécessairement le chiffre des pressions atmosphériques supportées par le corps de l’homme ; selon Pouillet elles seraient de 10,597 kilogrammes; Daguin les porte à 17,500 kilogrammes et Béclard les ramène à 15,487 kilogrammes.
D’après ces chiffres, un homme placé sur le bord de la mer supporte un poids de 15,487 kilogrammes; s’il s’élève au sommet du mont Blanc, dont la hauteur est de 4,815 mètres, la pression diminue de 8,450 kilogrammes, différence proportionnelle due à ce que les couches inférieures de l’air, étant très-condensées, sont beaucoup plus lourdes que les couches supérieures.
Si nous appliquons ces calculs à toutes les stations thermales dont les altitudes
1. Béclard, Traité élémentaire de physiologie, p. 656. 1 vol., 4® édit., 1862. Voir la note au bas de la page.
nous sont connues, nous obtenons les résultats suivants ^
1. Ce tableau fait connaître immédiatement ; 1® l’élévation absolue des lieux au-dessus du niveau de la mer; S» la pression atmosphérique exercée sur 15,000 cent, carrés, représentant le corps de l’homme ; 3» la diminution du poids de la colonne d’air à chaque station thermale , en raison de son élévation.
Ce tableau a exigé de nombreux calculs, que deux mathématiciens distingués ont bien voulu vérifier ; il formera l’un des éléments de la climatologie des lieux indiqués. Bien que les oscillations barométriques soient très-nombreuses, nous n’avons tenu compte qu’approximativement des variations (Kcidentelles et des variations horaires, et nous avons fixé à 15345 kilogrammes le poids de la colonne d’air au niveau de la mer, au lien de 15498 kilogrammes, chiffre exact, mais trop absolu.