‹ De la température de l'homme sain et maladeChapitre 9 sur 18 · XXXVI · texte numérisé non relu

XXXVI

femme.

six heures après la mort.

homme.

3/4 d’heure après la mort.

Ce qui ajoute à l’importance de ces observations, c’est que les analyses d’air expiré correspondant aux températures constatées sur les mêmes sujets, démontrent que, pendant que la température du corps s’élève, l’énergie respiratoire et l’absorption de l’oxygène suivent une marche

précisément inverse, sans aller cependant, comme l’avait annoncé Barrnel, jusqu’à la suppression de la fonction respiratoire, c’est-à-dire qu’il n’y avait plus ni exhalation d’acide carbonique ni absorption d’oxygène, et qu’ainsi l’air sortirait des poumons tel qu’il y serait entré ; Doyère n’a jamais constaté, dans ses nombreuses analyses (170) qu’il en ait été ainsi, mais il reconnaît que les proportions d’acide carbonique exhalé et celles d’oxygène absorbé sont très-notablement inférieures aux chiffres de l’état normal.

(( Comment expliquer, dit-il, cet étrange phénomène? Où et sous quelle forme se trouve, dans l’organisation en santé, cette chaleur que nous voyons apparaître sous forme thermométrique au moment où s’éteignent l’action nerveuse et la contractilité musculaire, comme reparaît la chaleur disparue dans l’évaporation, lorsque les vapeurs repassent à l’état liquide en perdant leur tension mécanique? Nous ne pourrions répondre à ces questions que par des hypothèses sur lesquelles nous croyons tout à fait inutile d’insister »

i. Doyère, ouv. cité, p. 22.

Beaucoup de personnes considèreni comme démontré que les cadavres des cholériques se réchauffent a'pres la mort au point souvent de devenir brûlants au loucher. Doyère s’est occupé d’une manière toute spéciale de cette question, et il a constaté que les cadavres des cholériques n’éprouvent pas de réchauffement; il a toujours vu l’ascension thermométrique s’arrêter au moment précis de la mort, et il croit pouvoir affirmer qu’un accroissement d’un dixième de degré ne lui aurait pas échappé.

A la tin de son intéressant ouvrage (p. 117), Doyère cite un exemple de température dans un cas de fièvre typhoïde, à la période d’agonie chez un homme d’une quarantaine d’années et très-robuste ; nous le rapportons parce que les faits de cette nature sont peu nombreux.

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