‹ De la température du corps humainChapitre 60 sur 150 · FRANÇOIS HORNE · texte numérisé non relu

FRANÇOIS HORNE

compté le pouls parmi les symptômes pathognomoniques des fièvres; mais, dit-il, il en faut faire autant pour la chaleur: Sed calons majus minusve augmentum œque inter hœc locum mcretur, quia in omni Jehre et in unoqiioque febris stadio, imo m rlgoribus detegitur. Cet imo in rigoribus nous montre bien c[u'il était de notoriété publique, et que l'on enseignait dans les écoles, au x\nf siècle, que la chaleur fébrile existait, comme dit Horne, à tous les stades de la fièvre, même dans le stade de frisson. Horne admet également une lésion organique ou fonctionnelle dans toute fièvre, doctrine prétendue nouvelle par les organopathologistes du commencement de ce siècle. ««Quelles sont les causes prochaines de la fièvre? est-ce une excitation nerveuse, par la sensation d'un certain stimulus? Nous en connaissons quelques-unes : l'émotion, la colère, l'exercice, la chaleur extérieure, certains venins, les miasmes, la contagion. Mais quelle est la modification chimique ? est-ce un acide, un alcali?, ... 55 Ces questions se posaient alors : on ne les a pas résolues aujourd'hui, on se les cache soimême.

Horne se demande quelle est l'origine de la chaleur fébrile. «Elle provient, dit-il, de deux sources: 1° le frottement du sang; 2° la tendance à la putridité des humeurs. 55 La fièvre dilate les vaisseaux et expulse la matière morbifique : Ergo febris, id est pulsus citatior et calor auctior, respectu ad causam morbijicam habito, semper salutaris est; . . . hinc febris apte a clarissmo Sydenhamo definitur : naturœ conamen materiœ morbifcœ, corpori valde immicœ, exterminationem m œgri salutem omni ope molientis.

Horne est logique, ainsi était-on à cette époque de foi médicale. Il va donc à l'application de son principe sans hésitation : si la fièvre est bonne, il la faut encourager. Febris ergo quœ semper ad causas morbificas quadrat, non , si fieri potest, extinguenda, sed potms ad harum expulsionem alenda. «La chaleur, dit-il, amène la sueur et la résolution. J'ai souvent vu, ajoute-t-

il, la chaleur monter au 107' degré du thermomètre Fahrenheit (^i°,7 G.) sans qu'il en résultât aucun danger.

(5 Pourtant il faut savoir tantôt exciter la chaleur, tantôt la tempérer suivant les cas, et l'expérience seule nous apprendra cette science pratique.

«Veut- on modérer une chaleur trop grande, voici les moyens à employer: i" le repos de corps et d'âme; 9° un air frais; 3" des vêtements légers; h" des boissons fraîches; 5" des médicaments antiseptiques.

«Pour rallumer la chaleur, il faut employer: 1° le mouvement et les frictions; 2" l'air chauffé; 3° la chaleur du lit; li° des applications externes chaudes; 5" tout ce qui excite et relève le pouls, v

Voilà ce que contenait un bon enseignement classique en Angleterre, en 1708.

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