LES ARABES
on peut être certain du prochain retour de la santé; que si Teau ne se résorbe pas, que* si la chaleur revient comme auparavant, et même plus intense, il faut renoncer à l'administration de l'eau en grande quantité et coup sur coup, et recourir aux autres antiphlogistiques dont j'ai parlé (opium, ciguë, saignées) : si l'on voit qu'ils soulagent le malade, on continuera leur usage^ Si l'on observe, au contraire, qu'ils ont pour effet de produire l'anxiété, on peut être sûr que l'éruption de la variole ou de la rougeole est inévitable. Il faut alors venir en aide à la nature pour expulser au dehors les humeurs par les moyens qui seront exposés dans le chapitre suivant (frictions, vêtements chauds, bains de vapeur). »
Même alors Rhazès conseille encore les boissons froides, mais en petite quantité. [Traité de la mriole et de la rougeole, chap. T, trad. de R. Mead, ^jl^T')
«Au début, il faut donner de l'eau refroidie par la neige, ou de l'eau de fontaine très-froide, et en asperger la chambre des malades [qua et canspergantur cubicula eorum). 11 convient, dit Rhazès, de saigner les malades au-dessus de l'âge de i& ans, et au-dessous de cet âge il faut appliquer des ventouses et tenir leur chambre fraîche (refrigeranda cubicula), »
Au chapitre vn', Rhazès recommande, sitôt que les pustules ont paru à la face, d'asperger celle-ci d'eau froide très -fréquemment et de laver les yeux.
Pronostic. « La variole est bénigne , dit Rhazès , quand les pustules sont blanches, larges, discrètes, rares, promptes à sortir, avec une fièvre modérée, et quand, dès que l'éruption eort, la chaleur tombe {^œgroti calor sedatur). y>
Nous bornons là nos indications sur les Arabes; ils ont surtout traduit les anciens, et n'avaient que certaines pratiques personnelles, qu'ils tenaient des traditions de leur pays d'origine, de l'Orient. C'est ainsi que, lorsqu'on connut l'inocufalion, on apprit que les. Orientaux la pratiquaient depuis un temps très-éloigné.
CH.MMTRR 1'. LA CHALEnH ET LA FifcVRE.
Nous retrouvons les Arabes cilés el e\|)li(|iiés |)ar quelques aul^Mirs (lu wi el du wii siècle.