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Frrnel - . Oïdd frhrts. <jnw ilhasesscntHi. fjuœ siipin { De febnhtis j^
' Fernel, né ou 1^97 à Clormonl (Oise); à 19 ans il vient au colle;;*', Sainl«>Barhe, à l^iris, ««st rrrii niailic ès-arls, \')\(j. Fort sur la rlispnle, bon dialecticien, «'tndie Platon, Arislole, C^icérou. Malhénialicien, pioles^eiir «le piiilosophie à Sainte-Barbe, «locleur <'u médecine en 1 ô.So ( 33 ans).
En i.')'!.') (7j8 ans), appelé à soijfner DiANK de Poitiers, la rnailresM^ de plusieurs rois, nouinié nK'decin <le Henri H, 1 â/t-y, refuse pour conserver la place au vieux Louis d" Bourses. En 1 55() suit le roi à la [juern'. Mort en \7)')ii ((m ans).
Fernel estiniait [Vu' (h Jean FmwL par l*lanti, en lalin) qu'il n'y a prunl de l)on médecin sans l'exercice de l'art, ()ue Texprciencc; siu'passe la science des [)r«''C»'ples. il blâmait ces vit'ux savants loris sur les textes, b's couimerilaires, la dispute, les tiadilioiis d'Ecole, el qui n'avaient jamais vu un n)alade. Celle espèce était commune alors. 11 y avait des [gardiens des tn-sors classiques et scttlasli(puîs, sortes de lbé'olo|;iens de la mede<'ine, moilii' pt êtres, clercs en toul cas, jugiîs des cas de conscience donl ils puisaient le jn'femenl dans les li\r<'s sa- ( nés d'Hippocrale, de Galien el de leurs Irisles interprètes. Quehpie.s-nns enseifjnaient l'analomie et la llii'rqteuticpK* sans avoir pratiipié la nHMjeiiini. La vie d'un liommt» in* suHisait pas à con-
naître tous les auteui*s qui avaient écrit sur l'analomie el sur l^s remèdes, et l'on arrivait à la vieilksse avant d'avoir cessé «l'èlre écoiiei'. . .
Les hi)mm<'s de celle caléj;orie étaient (les philosophes, le soin des malades était aliandonné à des subalternes em- [)iriques.
Il ne Ifuil point oublier qu'à cette l'jMKpie on employait pres(pie tout son temps à l'étude des lan«pies latine el grecque et à la philosophie, au lieu d'aller tonl droit à la nature toujours [»r«'senle.
l'ernel condamnait aussi la pratique de l'astroloijie, tout en cultivant l'aslrononiie, (|ui «ta il la météorologie el la climalologie de son temps. 11 attribuait les crises et les jouih decrétoires à l'orgjinisme du malade el non à la conjonction des astres.
Il y avait encore en ce temps beaucoup iïurosrajiistps, cela était dans les nid'urs du populaire. On ne manquait pas de recourir d'abord à eux en leur envoyant de l'urine du malade, qu'ils ne visitaient pas du reste.
Fernel était aus^ji nroscopiste, mais non spécialiste, et il cherchait dans les vieux auteurs les movens de certitude pour la cotmnissance des maladies par les urines.
- Les uot«'> bdiliogiaphicjues l'envoient à l'édition des a*uvi-<*s Johannis