‹ De la température du corps humain et de ses variations dans les diverses maladiesChapitre 40 sur 122 · SYDENHAM · texte numérisé non relu

SYDENHAM

ptiratoire (p. 3o3), et qui serait la fièvre synoque, non putrido, d'après Grant.

Thérapeutique par le chaud. — Bone effeU de la chaleur des jeuneê gens. — Sydenbam s'exprime ainsi ^ :

«Voyant que les autres remèdes n'avaient aucun succès, j*ai souvent été obligé de changer de batterie , et j'ai essayé de ranimer la chaleur des malades en faisant coucher des jeunes gens auprès d'eux, ce qui m'a très-bien réussi. Il n'est pas surprenant qu'un malade se trouve fortifié par un moyen si extraordinaire , et que cela aide la nature . • . puisqu'on comprend qu'un corps sain et vigoureux transmet une grande quantité de corpuscules spiritueux dans le corps épuisé du malade. Aussi n ai-je pas trouvé qu'en appliquant, à diverses reprises, des linges chauds, j'aie jamais pu faire la même chose que par cette méthode, dans laquelle la chaleur est plus analogue au corps humain, et en même temps est douce, humide, égale et continuelle • • • D autres que moi mirent ce moyen en asage • . . n

On pourrait raisonner sur ce chapitre , rappeler que les enfants se tiennent accroupis au giron maternel, que les femmes délicates et douées de peu de chaleur cherchent le contact d'un corps plus vigoureux et plus calorifiant , que les animaux se serrent au nid , au terrier, à l'étable , etc.

Danger de trop ichaufferJe malade. — C'est presque la contrepartie du chapitre précédent.

Sydenbam (traduction de Jault) : ce Je crois avoir montré qu'il est très-dangereux de beaucoup échauffer le malade lorsqu'il a de la fièvre (variole) et que les pustules commencent & paraître, c'est-à-dire dans le moment de la séparation , etc.; " Et ailleurs (p. ti5) : «Le sang étant trop échauffé et trop

1 Fiènrê amiimu.dêê mrnéeê i66î, 6a, 63, 6^, traduction de Jaalt, Paris, 177A, 1.1, p. 47,

violemment agité pour que la séparation pût s opérer, il m'a paru que les pustules ne se montraient pas, quelques cordiaux qu'on employât, jusqu'à ce qu'enfin, ayant modéré la chaleur du sang, et l'ayant réduite à un juste degré (Sydenham dit ailleurs que ce degré est celui de la chaleur normale) en faisant boire aux malades de la petite bière, et en leur 6tant une partie des couvertures qui les accablaient, j'aie facilité la sortie des pustules et j'aie retiré, par la grâce de Dieu , les malades du danger où ils étaient, n Sydenham ne parait pas avoir connu les préceptes des médecins arabes, qui traitaient la variole par les boissons glacées et les affusions froides (Rhazès).

Ses opinions sur la nécessité du renouvellement de l'air firent scandale et le feraient encore aujourd'hui.

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