‹ De la température du corps humain et de ses variations dans les diverses maladiesChapitre 39 sur 122 · SYDENHAM · texte numérisé non relu

SYDENHAM

( Ecole anglaise , xvii* siècle, iCtiA-1689.)

La fièvre. — ^Certainement \di fièvre n'est autre chose qu'un instrument dont se sert la nature pour s(^parer les parties impures du sang d'avec les parties pures; c'est ce qu'elle exécute d'une manière entièrement imperceptible dès le commencement, et même dans la force de la maladie, mais plus sensiblement et manifestement dans le déclin, comme on voit par les urines. En effet la coction de la matière fébrile n'est autre chose que la séj)aration des particules morbifiques d'avec les particules saines^. ^ Sydenham ajoute conséquemment quil faut laisser* la fièvre dans toute sa force aussi longtemps qu'il n'y a point de danger, et qu'à la fin, quand la coction a amené la sécrétion de la matière morbifique, il faut employer les remèdes chauds pour la hâter.

ftLa nature, dit Sydenham (t. l, p. 3 3 9), prévient la fièvre par les moyens ordinaires dont elle se sert pour évacuer la matière morbilique. C'est ainsi que la nature se sert de l'enchifrénement, de la toux, de la diarrhée, pour prévenir la fièvre, v Ailleurs (p. 3o3) : ^^ Les sueurs, qui sont une suite et un effet delà coction de la matière morbifique, remédieront à la malignité des fièvres intermittentes d'automne et de la fièvre continue. . . ?? Il y a même une lièvre que Sydenham appelle dé-

' 1626-1689. Empirique, véritable féconde et très-pratique des consùtu-

Anglais, plein de sève et d*indépen- tions. Célèbre par sa description des

dance, en relard sur les Italiens et les varioles et de la goutte. Il est loin ton-

Hollandais quant à la pbysique et à la tefoisdc mériter le titre qu^on lui a dé-

ciiimio, ne fut ni un savant ni un phi- cerné de VHippocrate anglais.

losopbe. Sydenham fut surtout un bon * Traduction de Jault, édition de

observateur; a réintroduit Fidée très- Baumes, 1. 1, p. 38; Montpellier, 18 iG.

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