MORTON
evectn, calor intentus etfebrilis argasmus excitetnr. Ab hoc calore pori ctUiê, sicut ceterœ œrporis porUe, irritait et occlusi ,Jlammam intes^nam acrius irUendifaciunt, donec venenipars a spiritibut jam Victoria potitis expdlahtr, vel a propria antidoto subigatur, et tum Jenwm pori cutis, non amplius constrieti, coUuviem humorum a prœtematurali calore coUiquatam, copiose dimittunt, modo per ^dvum, aut aliomodo id non ante factum fuerit : vel denique natura, vi superata succumbit, œger epasmis, deliriis, stAeultibua tendinum alnsque diris noHtrœ triumphatœ et incassum colluctantis sympUhmatibus in génère nervoiofatigatu8,fatis cedii. Hœc estratioformaUs marbarum wnvenalium acutorum, et symptomatum eoe ctmcomi-tanùum.
MortoD a fait ce tableau avec conviction et naïveté. On pariait ainsi à cette époque^ qui ne connaissait pas encore les réticences du pédantisme , et ne redoutait pas les critiques. Ce tableau si bien peint mérite d'être conservé. Beaucoup d'esprits non métaphysiciens y trouveront une satisfaction complète.
La description de la fièvre par Morton se ressent des ouvrages de Van Helmont , c'est l'alliance de l'antiquité et de la science nouvelle. Du reste on n'en sait guère plus aujourd'hui : Febris ^ acuta in génère est calor prœtematuralis, in eanguine occeniUê a epiritu aninuili miasnuUe quodam deleterio contaminato, et ex accidente quodam irritato, atque insolito moreprœter naturam suam expamo,
' Personne, dit Morton, n'exigera que je décrive ce miasme hétén^ine (^moi de Paracelse). On peut relire à cet égard, du reste, ce que Sydenham écrivait un peu avant Morton sur le même sujet, ta d-eîov.
Après une bonne description des stades de la fièvre, Morton, comme ses contemporains, conseille les cordiaux dans la période algide, et considère les sueurs ou la diarrhée
' Tome I, exerdlAiio prima, Dêfe- Jikrt êpkemtra et intermUtente, cap. i, hrihuê meutii tu gtnên, elfrmeerlim de p. ao.
comme des phénomènes critiques qu'il faut espérer et provoquer ; il conseille aussi la saignée et les boissons chaudes et sudorifiques; et il s'élève contre l'erreur des médecins spagiristes qui donnent aux fiévreux des remèdes échai^anU. Norton est évidemment d'un esprit et d'une instruction très4nférieurs è Van Helmont. Il a franchement le langage et les préjugés de son temps ni plus ni moins qu'un bon écolier. Ce qui donne un caractère spécial è sa doctrine, qui ne loi est point propre du reste, c'est l'idée de la tpécifimti. Le mot n'est pas prononcé, mais la chose ressort évidemment de sa division des fièvres suivant la nature de leur paimm ou de leur ferment propre (^venena in génère, seu fermenta fehrHia)\ cependant il admet la transformation d'une espèce bénigne en une grave: erreur naturelle à l'esprit humain.
WILLISV
(École ang)aiie, xm* siècle, 16SS-1675.)
Les fermentations ont beaucoup occupé Willis, qui était chimiste, physicien, anatomiste. Pour iui^ : màeiur quodfebris ni tantumfermentatio, teu effervescentia immodiea sanguini et hunuH ribtis iniucta. Il en trouve la preuve dans l'origine du moi fervere, efiervescence. Le sang, dans la fièvre, entre en ébaliition par suite de son altération (De crtiore affeeto). En outre il suppose un certain «tic qui baigne le cerveau et les nerfs et qui est souvent vicié; d'où le spasme {rigor)^ la douleur, les
* (169S-1675.) Anatomiste, cbi- paai oavnges sont : Cms^n' afMrfonw, miatre, diflDère beaucoup des autres më- elc, 166& ; PnJÛuikgia ctrdri, 1667 ;
decins anglais, ressemble plutAt â un Hyêtérie 9i hfpœhtmdriê, 1670; De
élève de Van Helmont et de SylYÎus De anima hrutorum, 1679 ; Pitmmaeeutiei
le Boë. fofiofuifii, 167&.
Né à Bedwin (comté de Wiit), étudie * Willis Operm, Lugdum, idclixti,
A Oxford chei un cbanoine, en 1660 1. 1, p. 63, Ikfebnbu»,caip. i^AntUomê
professeur de philosophie natnrdle, en êongumii ; tjm molmiio m pût^qmê
1666 praticien à Londres. Ses prind- prmcipia, eomparafw eum vimo §t Itiete,