‹ De la température du corps humain et de ses variations dans les diverses maladiesChapitre 48 sur 122 · HALLER · texte numérisé non relu

HALLER

Haller range la chaleur parmi les elemenia sanguiniê. Il admet que le sang est plus chaud que le milieu ambiant habituel, même chez les animaux à sang froid, à plus forte raison chez rhomme^. Cependant, passant en revue tous les climats, il reconnaît que certains ont une chaleur supérieure à celle du sang de Thomme; celui-ci peut vivre dans une chaleur extérieure de 5o à 60 degrés centigrades. La tempe

* On rappelle « le plus grand physiologiste des temps modernes, « ne à Berne en 1708, mort en 1777. D'abord littérateur et poêle. Élève à Tubingen de Davemois, aoatomiste, va à Leyde , étudie sous Albi nus , Boerhaave , 1795, Rnysch, apprend les mathématiques avec Bernouilli à Berne. Va en Angleterre, voitHansSloane, Douglas, Cheselden ; en France: Geoffroy, les iussieu, LeDran, chirurgien, cl VVinslow qu41 aima surtout. Haller quitte Paris parce que, disséquant avec ao prosecteur nommé Lagarde , il fut dénoncé par un voisin indiscret qui-avait fait on trou au mur: hane di$cendi opportunttat§m maligna curioêitaê operarii turbavil, qui ejfoêêo parietê quid agerem ipeculatuSf mfum nomen ad vtroi pubUcœ gecuritati pra/eetoi detuUt ; ut grava pœfuu, forte trirêmei pjiigermn, latendum ntihifuit, et de$erenda eadavera, {Bibl.

anal. t. II, p. 196.) En 1799 (91 ans) il exerce la médecine. Médecin d'hôpi- Ul en 1736. L*ÉUtde Berne avait fait construire pour lui un amphithéâtre d'anatomieen 17 34 et il en est professeur (96 ansi), publie un recueil d'odes et d'épltres en allemand, est chef de la

bibliothèque; en 1786 profi Hanovre i Gottingue. ÀnâtomiÊ, 6oC*nique, ckirurgie. Commente Boerhaave en 6 volumet, i7.^9.Kn 17^1, 1 vol. de botanique. Atlaa d'anaiomie, de 17 A3 à 1753. Livre mr Uê moMlrsi, 17&5.

Elémentê dé phyMogie, 1747* Grande phyêiologie, 1767. On fait pour loi è Gottingue un jardin botanique. Publie tous les classiques anciens et modernes. Haller a trop écrit pour avoir Beaucoup inventé. Les inventeurs écrivent peu et pensent beaucoup. Les eocydopédistet font plus d'ouvrages et moins de trouvailles. On a plutôt fait un livre qu'une expérience.

Haller est un encyclopédiste et on énidit, un de ces hommes qui repi^sentent la science classique de toute une époque. Il donne une sdence de seconde main, il remprunte à Boerhaave, Van Swieten , de Haen ; bien qu'il n'ait pas émis d'idées originales sur la chaleur, il nous donne l'état des connaissances i son époque,

* Haller, EUmenl»dephy»iologie, traduits du latin par Tarin, Paris, mdcclii, chapitre 1 : De la retptratitm, gggui, p. 66.

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