VIEILLARDS
66 ans, 7 miD. 1/9.. . . 97*
1/4 d'heure. . .
(Se*,!).
\9à CHAPITRE I". — LA CHALEUR ET LA FIÈVRE.
«Ainsi la chaleur est la même à tous les âges, avec les écarts que nous avons signalés pour Tage adulte. Ces nouveau-nés, enfants, vieillards, étaient ()ris parmi les deux sexes. Les femmeti uc sont point différentes des hommes par In chaleur. Pourtant les plus anciens auteurs ont déclaré qu'il y avait des différences dans la chaleur, suivant les âges, et ils ont tâché de trouver l'explication de ce fait prétendu. Les modernes qui avaient les moyens de contrôler ce fait expérimentalement ont négligé de le faire, aveuglés qu'ils étaient par leur croyance en la doctrine du frottement comme cause de la chaleur, et ils en ont appliqué les déductions à l'enfance, à la vieillesse, à Tâge adulte, sans prendre souci de la vérification directe; tant il est didicile d'être plein d'un ardent amour pour une hypothèse, et de n'être pas, par cela même, détourné de la vérité. Plaise au ciel que, devenus sages enfin, après de tels exemples, nous cessions (Fen imposer si honteusement au genre humain et à nous-mêmes !w
Que manque-t-il à de Haën ? Les courbes,
STOLL».
(École do Vienne, 17Z12-1788.)
Dans ses Aphorismes sur ks Jièvres, StoU passe en revue les symptômes divers de la fièvre. La chaleur n'y occupe pas le premier rang, elle est même reléguée à la suite d'autres symptômes tels que la nausée, la faiblesse, etc.
Aph. 617 -: Le froid fébrile. ^Le froid, au commencement des fièvres aiguës, suppose un moindre frottement des liquides entre eux et sur les vaisseaux, le mouvement circulatoire di-
^ Né en Souabe en 17^12. Jésuite, milien SloH tui succède et meurt à
professeur de belles-lettres, quitta Ton- ^5 ans, en 1788. dre en 1707. Elève de de Haën, dont ' Aphorisme» sur la connaùtsancf et
il ne semble pas avoir sufTisammenl com- la cnration des fièvres , par Max. StoU;
pris les procédés scientifiques, Maxi- Paris, 1809. Le /roiW /<?6n7^, p. 1G8.
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minuë, la stagnation du liquide aux extrémités; que le cœur se contracte moins, s'évacue moins; le spasme de la surface cutanée et des extrémités des vaisseaux. »
Les aphorismes se rapportant à la chaleur fébrile, quoique écrits postérieurement à de Haën, sont bien inférieurs à la science de ce mattre de Stoll. Il semble que le langage de Técole, que la routine classique, l'aient emporté à Vienne même sur renseignement si scienti6que de de Haën.
Aph. 681. «La chaleur fébrile se connaît au toucher, par le sentiment du malade, par le thermomètre, et elle varie selon la fièvre elle-même, selon la partie affectée et la manière dont elle l'est, n
Aph. 68a: ((Ainsi il y a une chaleur douce, universelle, ^ale, répandue, humide, dans le temps de la coction, de la crise, de la rémission, de Tapyrexie, et celle-là est bonne: il y en a une, au contraire, mordicante, ftcre, brûlant la main qui touche, et sentie par le malade, accompagnant la fièvre ardente; il y en a une partielle, dans un endroit enflammé; il y a celle de la consomption sèche, après le repas, dans la paume des mains, è la plante des pieds, aux joues, qui sont trèsH:haudes et d*u^ rouge foncé. »
Aph. 683 : «La chaleur, quelque cause prochaine que les physiciens aient établie, en a beaucoup de plus ou moins éloignées , qui diffèrent par leur nature et par ce qu'elles signifient, quant au diagnostic, au pronostic, au traitement. . . »
Stoll indique alors le remède pour les différents modes de la chaleur; si elle dépend de la vélocité du pouls, il y faut remédier par le repos, la saignée, une application interne et externe, lente et douce, des substances froides (les émulsions). Le mot froid n'a pas ici son sens strict. Si c'est la pléthore, si c'est la cacochyme, si c'est une inflammation, autres remèdes.
Il y a un passage d'où il semble résulter que Stoll cherchait à refroidir les fiévreux. Pour les bilieux : «un air libre,
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uo peu frais, froid, modéré (non au thermomètre «mais (f après la sensation du malade), agité, les couvertures légères, se placer sur le lit; une boisson acide, à froid, à la glace, des lotions et des épithèmes semblables. . .
«On abat, dit-il, la chaleur dans la synoque putride par les mêmes moyens, et, en outre, par lesaci des minéraux étendus dans feau froide. Ces moyens apaisent, comme par enchantement, la chaleur varioleuse qui quelquefois, avant l'éruption des pustules « est énorme, dégénère en coma.. . »
Ainsi StoU a connu et pratiqué le traitement de la chaleur fébrile par le froid.