‹ De la température du corps humain et de ses variations dans les diverses maladiesChapitre 58 sur 122 · FRANÇOIS HORNE · texte numérisé non relu

FRANÇOIS HORNE

compté le pouls parmi les symptômes pathognomoniques des fièvres; mais, dit^il, il en faut faire autant pour la chaleur: Sed cahris mym mnuwe atigmentum œque inter Imc locum mereiur, quia in omni febre et in ûnoquoque febris êtadio, imo in rigoribus det^iur. Cet imo in rigoribus nous montre bien qu'il était de notoriété publique, et que Ton enseignait dans les écoles, au xtiii* siècle, que ta chaleur fébrile existait, comme dît Horne, â tous les stades de la 6èvre, même dans le stade de frisson. Horne admet également une lésion organique ou fonctionnelle dans toute fièvre, doctrine prétendue nouvelle par les organopathologistes du commencement de ce siècle. « Quelles sont les causes prochaines de la fièvre ? est-ce une excitation nerveuse, par la sensation d'un certain stimulus? Nous en connaissons quelques -unes : l'émotion, la colère, Texercice, la chaleur extérieure, certains venins, les miasmes, la contagion. Mais queile est la modification chimique ? est-ce un acide, un alcali?. . . • » Ces questions se posaient alors : on ne les a pas résolues aujourd'hui, on se les cache soimême.

Home se demande quelle est l'origine de la chaleur fébrile. «Elle provient, dit-*il, de deux sources: i"" le frottement du sang ; s"* la tendance à la putridité des humeurs, y» La fièvre dilate les vaisseaux et expulse la matière morbifique : Ergo fAris, id est pulsus eitatior et cahr aueticr, respectu ad causam morbifieam habita, semper salutaris est; . . . hinc febris apte a clarissimo Sydenhamo defnitur : naturœ conamen materiœ morbificœ, corpori valde inimicœ, exterminatianem in cegri salutem omni ope moUenùs»

Home est logique, ainsi était-on à cette époque de foi médicale. Il va donc à l'application de son principe sans hésitation : si la fièvre est bonne, il la faut encourager. Febris ergo quœ semper ad causas mùrbificas quadrat, non , si Jleri potest, ex^ tinguenda, sedpotius ad harum expulsionem alenda, c^La chaleur, dit-il , amène la sueur et la résolution. J'ai souvent vu, ajoute-t-

I9ë CUAPITAE r. ~ LA CHALEUR ET LA FIÈVRE.

il, la chaleur monter au 107* degré du thermomètre Fahrenheit (&i%7 C.) sans qu'il en résultât aucun danger.

et Pourtant il faut savoir tantôt exciter la chaleur, tantôt la tempérer suivant les cas , et Texpérience seule nous apprendra cette science pratique.

«Veut -on modérer une chaleur trop grande, voici les moyens k employer : t* le repos de corps et d*Âme; a"* un air frais; 3** des vêtements légers; 6" des boissons fraîches; 5° des médicaments antiseptiques.

«Pour rallumer la chaleur, il faut employer: i'' le mouvement et les frictions; a** Tair chauffé; 3"" la chaleur du lit; A" des applications externes chaudes; 5*" tout ce qui excite et relève le pouls, v

Voilà ce que contenait un bon enseignement classique en Angleterre, en 1758.

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