‹ De la température du corps humain et de ses variations dans les diverses maladiesChapitre 83 sur 122 · INFLUENCE DE TACTIVITI MUSCULAIRE. S · texte numérisé non relu

INFLUENCE DE TACTIVITI MUSCULAIRE. S

«Cette influence' se manifeste , moins en ce que t'activité de la respiration entraîne un plus grand apport d'oxygène qui favorise la combustion et par suite élève la chaleur, que par une augmentation de la perte de chaleur qui, dans les poumons, est liée à réchauffement de Tair inspiré et à l'évaporation de Teau. La température dans le rectum commence bientôt, après une forte accélération de la respiration , à tomber un peu, et elle se maintient encore pendant quelque temps abaissée après le retour de la respiration à sa fréquence nor-* maie» L'accroissement de la fréquence de la respiration , se pro* dutsant suivant que la perte de la chaleur est enrayée ou augmentée, a donc l'importance d'un mode de régulation de la chaleur. Les changements de la respiration influent aussi sur la vitesse de la circulation, et agissent indirectement sur la température. »

Mais les procédés de déperdition de la chaleur peuvent être insuffisants. Ainsi Wunderlich ^ a constaté une élévation thermique très-considérabie, consécutive à des efforts excessifs, chez un coureur qui s'était évanoui au milieu de sa course et avait été transporté sans connaissance & sa clinique. Sa température était de &o%5, et son pouls battait 108 pulsations par minute. L'urine contenait un dixième de son volume d'albumine. Deux heures après, la température était déjè retombée è 39%!. Le lendemain, elle était redevenue normale et resta telle; l'albumine de l'urine diminua et disparut au bout de quelques jou».

Nous n'avons du reste qu'à appliquer les principes que nous avons développés en étudiant les causes de la production de la chaleur dans les muscles, au double point de vue des actes chimiques qui s'exaltent sous l'influence de. leur activité et de la transformation de la chaleur en mouvement.

' Ackennaim, in DtuUck. Àrck, /. Mm. Mêd. h* t, p. 169. — * Wonderlieh,p. i53.

Lorsque Tactivitë musculaire se déploie sans peiae et sans fatigue^ il est difficile de se rendre un compte exact de ces diverses actions ; mais, lorsque l'activité musculaire est employée par exemple à faire une ascension, on peut constater qae l'absorption de la chaleur pour faire du mouvement est bieo réelle.

MM. Lortet et Marcet nous ont laissé ia relation de deux ascensions qu'ils ont faites au Mont-Blanc, les 17 et 96 août 1869 : on verra que, pendant la marche, le thermomètre, placé sous la tangue , indiquait un notable abaissement ^

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