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Etude des résultats obtenus de 1917 à 1924 à la Policlinique dermatologique de Zurich dans le traitement du lupus érythémateux . . . . . . . . .
$ 1. Méthode de Holländer. . . . . . .
$ 2. Cryothérapie par l’acide carbonique le
$ 3. Irradiations de thorium X . . . . . . .
$ 4. Injections intraveineuses de sels complexes d'or et
spécialement de chrysolgan. . . . . . . . .
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Un cas de cancroïde développé chez une malade atteinte de lupus érythémateux chronique
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Introduction.
De toutes les affections cutanées, le lupus érythémateux est peut-être celle dont l’évolution clinique et surtout la pathogénie présentent la plus grande complexité. Celle-c1 nous explique que les méthodes thérapeutiques les plus diverses aient été préconisées, sans que jamais elles aient donné les succès définitifs que l’on en attendait. Aussi le traitement du lupus érythémateux est-il un problème sans cesse renouvelé qui mérite d’ailleurs une attention spéciale, car 1l s’agit d’une maladie extraordinairement tenace et mutilante, d’une haute importance au point de vue cosmétique.
D'autre part la gravité de cette affection se trouve singulièrement accrue par la transformation imprévisible d’une forme chronique en un lupus érythémateux aigu, à terminaison mortelle le plus souvent.
Enfin les relations étiologiques possibles avec la tuberculose augmentent encore l'intérêt de ce problème thérapeutique. Toutes ces raisons nous ont engagée à examiner les résultats fournis par les différentes méthodes employées à la clinique dermatologique de Zurich au cours des huit dernières années.
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Avant de passer à l'examen de ces résultats, nous voudrions nommer les principales méthodes thérapeutiques les plus généralement usitées jusqu’ici.
L’incertitude où nous sommes du facteur. étiologique du lupus érythémateux nous condamne à l’empirisme- Celui-ci a toujours été polypragmatique : méthodes chimiques, physiques, chirurgicales ont été largement utilisées 1.
Le TRAITEMENT INTERNE du lupus érythémateux consiste à lutter contre les troubles internes (gastro-intestinaux, utéro-ovariens, circulatoires) qui favorisent la congestion faciale, et à tomifier l’état général.
Si l’on peut dépister la tuberculose dont la relation avec le lupus érythémateux a été souvent observée, 1l faut la combattre. En outre, la quinine semble douée d’une action curative (que nous étudierons plus loin).
Le TRAITEMENT LOCAL a toujours été considéré comme le plus actif et presque tout a été essayé.
Nous ne ferons que mentionner les méthodes chirurgicales : extirpation totale, scarifications, curettage, qui ne sont plus guère employées.
Les agents chimiques ont surtout été mis à contribution, bien que depuis le début de ce siècle on semble leur préférer les procédés physiques. Des compresses calmantes et des poudres inertes aux caustiques irritants, les produits employés sont légion. Nous retiendrons les savons, les pommades et emplâtres mercuriels, l’iode, la résorcine, l’acide salicylique et l'acide pyrogallique qui semblent assez généralement appréciés. Mais les conclusions des thérapeutes se contredisent bien souvent et aux beaux résultats succèdent fréquemment les échecs.
Depuis le début de ce siècle, à part les cautérisations et les scarifications qui sont à peu près abandonnées, les méthodes physiques ont été largement appliquées : photothérapie (lampe de Finsen et de quarz), irradiations
Ë Nous renvoyons le lecteur aux travaux de JADAssonN (1) et de LENGLET (2) qui nous ont servi de base Pour ce court exposé historique.
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(rayons X, radium, mésothorium, thorium X), cryothérapie, l'électricité moins souvent (diathermie), et assez rarement l’hydrothérapie (douches filiformes). Bien que de nombreux thérapeutes recommandent encore la photothérapie et les irradiations, les résultats n’en semblent guère encourageants. Car, à côté de réels succès, on note de très nombreux échecs qui laissent les foyers amoindris dans leur vitalité, réagissant mal ou trop violemment aux thérapies ultérieures. Et puis, n’oublions pas les radiodermites fréquentes, les ulcères, assez rares 1l est vrai, et les cancers possibles. Le thorium X semble moins offensant que les autres irradiations et nous en reparlerons plus loin ainsi que de la cryothérapie.
Ces dernières années on a cherché à sortir de l’empirisme.
La croyance en une étiologie tuberculeuse (toujours plus probable) a fait tenter la tuberculine, sans résultats bien nets, semble-t-il, et une auro-thérapie dont nous reparlerons longuement.
Les arsénobenzols ont été injectés avec résultats contradictoires.
Enfin, en Angleterre surtout, où l’étiologie infectieuse est envisagée, les sérums antistreptococciques, l’amygdalectomie, l’extirpation des dents cariées et des ganglions tuméfiés accusent des succès.
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Etude des résultats obtenus de 1917 à 1924 à la Policlinique dermatologique de Zurich dans le traitement du lupus érythémateux.
En ces huit dernières années, 138 cas de lupus érythémateux (dont 73 % de femmes) ont été traités à la policlinique dermatologique de Zurich.
Les méthodes qui ont été les plus employées sont :
Î. LA MÉTHODE DE HOLLÂNDER (thérapie interne par la quinine, externe par l’iode).