‹ De la ThoracentèseChapitre 17 sur 29 · LAS · texte numérisé non relu

LAS

enfoncé dans le sixième espace intercostal à l’intersection de la ligne horizontale mamelonnaire avec la verticale tombant du milieu de l’aisselle.

On adapte à la canule le robinet muni d’un tube de caoutchouc de un mètre de long préalablement amorcé avec de l’eau bouillie, et le liquide s’écoule avec une coloration foncée presque sanguinolente.

L’écoulement est interrompu au bout de quelques minutes par des fausses membranes qui viennent coiffer la canule. Ces fausses membranes éloignées à plusieurs reprises à l’aide d’un débouchoir laissent tranquillement terminer l'opération qui aboutit à l'issue de 3 litres de liquide d'aspect sanguinolent.

Le malade s’étant plaint alors d’une sensation d’écrasement thoracique, la canule est retirée. L'opération a duré 32 minutes.

Le microscope ne dénote pas dans le liquide la présence de globules sanguins : il est probable que sa coloration rougeâtre tient à la présence de matières colorantes du sang.

Aussitôt la thoracentèse terminée, le malade se sent très soulagé.

Le lendemain, on constate qu'il existe à peine des vestiges d’épanchement dans la cavité thoracique, la presque totalité du liquide ayant été enlevée par la thoracentèse. En effet, les vibrations et le murmure vésiculaire ont reparu dans tout le côté droit. $

Il persiste cependant une certaine oppression en désaccord avec la soustraction de presque tout le liquide : l'oppression tenait donc aussi aux lésions du parenchyme pulmonaire et à la néphrite concomitante.

A la date du 6 juillet, l'épanchement ne s’est pas reproduit,

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