Gaujot, toidem
Poe
considérable, et quelquefois précieux, pour se les procurer ; d'autre part, certains médecins n’ayant que rarement l’occasion de faire une thoracentèse et par suite de se servir de ces appareils, se trouvent au moment décisif en face d’un instrument mal entretenu, qui fonctionne mal, et ils ont toutes les peines du monde à les mettre en état (quand ils y arrivent), avant de pouvoir s’en servir!
Ces divers inconvénients résultent en somme de la multiplicité des organes qui composent ces appareils. M. Duguet, tout en se servant à chaque instant et exclusivement de l’un ou de l’autre de ces aspirateurs, a pensé après y avoir mûrement réfléchi, que, dans bien des cicconstances, ces inconvénients pourraient être écartés en ayant toujours sous la main un appareil peu coûteux, d’une simplicité extrême et dont le fonctionnement serait des plus faciles à assurer. ;
Cet appareil consiste en une canule munie d’un robinet à clef, canule à laquelle on adapte un tube en caoutchouc, muni également d’un robinet à clef. Ce tube, d’une longueur d’un mètre environ, que l’on peut amorcer avec de l’eau bouillie ou tout autre liquide, fonctionne à la manière d’un siphon, dès que l’on a tourné les deux clefs des robinets ci-dessus, la canule étant introduite dans la plèvre.
Nous allons dans cette thèse décrire cet appareil, rapporter les différentes observations dans lesquelles nous l'avons vu fonctionner, et lâcher d'en faire voir tous les avantages.
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Mais, avant d’aborder notre sujet nous tenons à acquitter une dette de reconnaissance en remerciant ici nos maîtres dans les hopitaux :
M. le D' Duguet, dont nous avons suivi pendant si longtemps le service à Lariboisière et qui a bien voulu nous aider activement de ses conseils et de ses savantes observations dans la conception et la rédaction de cette thèse, |
M. le D' Monod qui à Saint-Antoine nous a initié à la pratique si brillante de la chirurgie moderne: son enseisnement sera pour nous un guide précieux dans la modeste pratique chirurgicale qui nous attend,
M. le D' Tapret dont les leçons à l'hôpital Saint-Antoine ont été pour nous si profitables,
MM. Tenneson de l'hôpital Saint-Louis, Périer de l'hôpital Lariboisière et Millard de l'hôpital Beaujon, qui ont été pour nous des maîtres aussi savants que bienveillants.
Et M. ‘le professeur Gariel pour l'honneur qu’il nous a
fait de vouloir bien accepter la présidence de notre thèse inaugurale.