‹ De la Thyroiodine: Dans les Retards de Consolidation et dans les PseudarthrosesChapitre 12 sur 63 · LUE EE · texte numérisé non relu

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Toutes les causes qui peuvent modifier la croissance portent, d'après lui, leur première action sur la glande et, celle-ci, selon qu'elle est plus ou moins lésée, crée des obèses, des rachitiques, des chondrodystrophiques, des nains, ou des enfants atteints d’infantilisme.

Même, les arrêts de croissance relevant d'une cause toxique, telles que l'alcool, la syphilis, auraientle même mécanisme. Tous ces agents infectieux, ne ralentiraient la croissance qu'en portant leur effort sur la sécrétion thyroïdienne qu'ils troublent.

On a. même encore été plus loinmet "en 1900 Gauthier écrit que les végétations adénoïdes, l'hypertrophie des amygdales, la rhinite hypertrophique, les affeclions du cavuim, existent souvent dans les cas d'arrèts de croissance, el, ces affections, contrairement à ce que prétendent les laryngologistes, au lieu d'être la cause de cet arrêl. ne seraient, comme lui, qu'une manifestation de l'insuffisance thyroïdienne. Aussi a-t-on constaté d'heureux résullals par le traitement thyroïdien dans quelques affections du nez, des oreilles et du pharynx.

L'influence de la sécrétion thyroïdienne sur le développement du système osseux n'est d'ailleurs plus à prouver. Chez les jeunes sujets dont la croissance n'est pas lerminée, on sait que l’extirpalion complète du goître provoque des conséquences désastreuses, que le myxædème en est la suile ordinaire. en même temps que la croissance s'arrête lant que la maladie subsiste. Citons entre mille faits celui de Lancereaux ; un jeune garçon à qui l'on avait fail, à 11 ans, l'ablalion du corps thyroïde, lotale, conservail 4 ans après, la taille qu'il avait à cette

époque. — M. le docteur Delore, présente en 1897, un cas

Ares

de nanisme par atrophie du corps thyroïde : nous en avons vu nous-même, on en trouvera de nombreux autres exemples dans ce travail.

Dans le crétinisme, on conslale toujours des arrêts de développement du squelette, si les symptômes de la maladie ont apparu lors de l'enfance. Les os sont non seulement diminués en longueur, mais encore déformés. Nanisme et déformations vont de pair, et d'autant que les troubles ont éclaté plus tôt. C’est sur ce fait que Bourneville s’est basé pour séparer l'idiotie myxaædémateuse des autres variétés d'idiotie, car, dans la première, on à, non seulement des déformations osseuses fort prononcées, mais on note encore la persistance des fontanelles et surtout de l’antérieure.

Nous venons de voir rapidement quelle était l'influence néfaste de l'insuffisance thyroïdienne sur la croissance. Nous allons parler maintenant des troubles non moins importants que crée le basedowisme.

Les basedowiens présentent en effet, eux aussi, des altérations osseuses, et Revilliod, que nous citerons plus loin a insisté sur ces troubles (rophiques qui consistent surtout en ostéo el arthromalacie déformantes. Les sujets en question ont une flexibilité extraordinaire des phalanges et des articulations phalangiennes. Leur pouce se disloque sur son mélacarpien, les doigts flexibles se renversent en arrière sans aucun effort, formant avec le dos de main un demi-cercle bien prononcé : « la phalange cffilée, amincie, affecte celle forme arquée que le Pérugin et Raphaël représentent chez leurs Saintes Vierges. » Ils ont encore très souvent des nodosilés du côté

des doigts et le rachis scoliosé et sinueux. D'ailleurs,

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d'après Kœppen, la maladie de Basedow peut amener une ostéomalacie complète, et, dit Revilliod, dont nous avons parlé, la cachexie basedowienne, comprise jusqu'ici dans les névroses du sympathique, va passer en tête dans la grande classe des maladies créées par l'excès ou l'altéralion de la sécrétion thyroïdienne. À la triade classique, ajoute-Lil, pourront s'ajouter nombre de phénomènes jusqu'ici incompris par la théorie nerveuse, entres autres les manifestations d'ordre trophique, les troubles du système osseux, la cyphose, les déformations du thorax qui tombe et s'allonge d'arrière en avant et du haut en bas chez les goitreux : les scolioses légères des jeunes filles mal réglées, grandies trop vile, à cou un peu gros. On conslale encore l'osteomalacia fracturosa el l'auteur cile une femme de 62 ans, à gros goitre mullilobé, souffrant du fémur gauche et qui se fractura celui-ci, landis qu'elle marchait tranquillement.

Les déformations du squelette chez les goitreux sont foule : les hyperostoses du rachis — les ostéophrytes des myxœdématenx (Henrot). Trachewsky à pu réussir à produire le rachilisme chez des fœtus d'animaux en gestlalion, en enlevant le corps thyroïde. Niddeldorpf et Marchand ont observé des ostéopathies disséminées dans des cas de tumeurs du corps thyroïde.

Nous venons de voir dans les quelques lignes qui précèdent, les troubles osseux qui sont amenés par le myxœdème : l'on aura peut-être pu s'étonner ensuite de voir rangés sous le nom d'accidents basedowiens les’ divers troubles signalés dans l'évolution de la croissance par différents auleurs. L'on peut trouver en effet assez

étrange que la maladie de Basedow, due à une sécrétion

exagérée de la glande thyroïde, d'après les théories actuelles, produise des troubles osseux de même nature que l'idiolie myxœdémateuse et le crétinisme, qui, eux, sont le résultat, au contraire, d'une atrophie glandulaire. Aussi Kocher en donne-t-il l'explication suivante : « La sécrétion thyroïdienne, dit-il, est sans doute augmentée, mais elle est en même temps modifiée dans sa composilion chimique. Aussi ne peut-elle neutraliser les toxines, qui, par leur présence, amènent des troubles osseux. » Danis, dans sa thèse, n'est pas absolument de cel avis et s'exprime de la façon suivante : « Les troubles survenus dans le développement du squelette chez les basedowiens, ditil, reconnaissent pour cause l'hypersécrétion seule, sans modifications chimiques du liquide sécrété. Le squelette ne se développe normalement que lorsque la sécrétion qui préside en quelque sorte à son développement est normale, soit en quantité, soit en qualité. On comprend fort bien qu'une sécrétion trop abondante, puisse, lout comme une sécrétion insuffisante, amener des troubles trophiques osseux ».

Cette opinion est d’ailleurs basée sur les communications de Telford Smith qui a signalé l'existence d’incurvalion des os à la suite d'un traitement thyroïdien trop prolongé ou trop abondant.

Ne serait-il pas possible de prendre une opinion mixte entre celles de Kocher et de Danis ? Le premier voit dans les troubles osseux du basedowisme une modification chimique du liquide thyroïdien, peut-être une sorte d'intoxication comme en étant la cause. Le second se rallie à Fhypersécrétion anormale de la glande. N'y aurait-il pas des

troubles relevant tantôt d'une intoxication par perversion

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du contenu chimique du liquide thyroïdien — agissant à la manière des intoxications, peut-être à la manière de Ja loxine syphililique et amenant des hyperosloses, des déformations osseuses ? Getle inloxication serait peut-être aussi identique dans le cas de myxœdème ou de basedowisme et relèverait d'une même cause: perversion du suc glandulaire, amenant des troubles voisins et presque semblables.

N'y aurait-il pas enfin des troubles relevant cette fois d'une perversion quantitative et non plus qualitative de la sécrétion thyroïdienne, et qui produirait quand, elle serait diminuée un arrêt de croissance et de trophisme général — l'infantilisme — quand elle serait exagérée, au contraire, cette poussée brusque du squelette, ces jeunes gens maigres et longs dont parle Herloghe ?

Ces idées sont évidemment faciles à critiquer, car nombre de lroubles qui seraient ainsi rangés dans la première classe des intoxications, pourraient aussi aisément ressorlir aux troubles de nutrition, mais pourquoi n'aurailton pas des troubles identiques d'aspect, relevant tantôt d'une intoxication, tantôt d'un {rophisme anormal ? Nous observons bien dans la fièvre typhoïde, dans la syphilis des exosloses d'origine infectieuse. Pourquoi n'en trouverail-on pas de même ici, du même ordre, à côté d'autres troubles à première vue semblables, provenant d'une nulrilion anormale, diminuée ou exagérée ?

La croissance exagérée de certains individus pourrait de la sorte fort bien s'expliquer par une sécrétion trop abondante, mais peul-Clre normale de la glande, et prouver encore l'action de celle-ci, sur le squelette.

Le D'Herloghe, dans une communicalion à la Société

royale de médecine de Bruxelles, s'exprime en ces lermes : «€ On entend dire parfois lorsqu'un enfant grandit trop vite, qu'il est maigre à force de grandir. Nous pensons que l'enfant maigrit, non parce qu'il grandit, mais en même temps qu'il grandit et sous l'empire de la même cause. Celle cause n'est autre, d'après nous, qu'une aclivilé glandulaire thyroïdienne exagérée. Nous avons été frappés de voir, il y à quelques jours à peine, un jeune homme de 16 ans démesurément grand. La maigreur était extrême. Il avait une exophtal mie très prononcée. Nous avons pu faire la même observation dans plusieurs cas différents. Quelques-uns de ces jeunes sujets avaient en plus des palpitations cardiaques très génantes. Je n'ai pu m'empêcher de réunir ces symptômes : maigreur excessive, croissance exagérée, lachycardie et exophtalmie. »

Nous venons de voir les conséquences qu'amènent les troubles pathologiques de la glande thyroïde. Nous avons vu les accidents d'origine dysthyroïdienne qui en résultent immédiatement. Des observations cliniques vont maintenant nous apprendre, que si l’on rend à l’organisme cette sécrétion glandulaire qui lui fait défaut, la croissance reprendra son Cours.

Citons, par conséquent, les observations d’infantilisme où le traitement thyroïdien a accusé une amélioration remarquable ; mais, auparavant, nous rapporterons les essais nombreux qui se sont adressés à la croissance en général. Du reste, bien des points parmi ces derniers

sont communs avec les observations qui suivront.

ACTION DE LA THYROÏDINE SUR LA CROISSANCE. — Tout ce que nous exposerons dans le chapitre suivant, touchant son influence sur les échanges, explique naturellement qu'elle agit d'une façon certaine sur la croissance. De mème bien des points de notre travail, ont cherché à élablir ce fait et l'on n'aura qu'à s'y reporter pour ajouter ces preuves à celles que nous allons ajouter.

Les essais qui ont eu lieu à ce sujet sont foule. Robin, Voisin. en France: Telford-Smith, Raïllon, Wallis, Gibson, en Angleterre. donnent le corps thvroïde aux idiots myxœdémateux el notent une augmentation sensible de la taille, en même temps que d'autres phéno-

mènes.

liertoghe, Bourneville, Revilliod, Morin et Combes en

Suisse, Parker et Paterson en Angleterre. indiquent les premiers l'influence considérable du traitement thyroïdien sur le développement du squelette. [Is ont instilué le traitement sur des idiots myxœdémateux et des crétins endémiques: Bourneville et Hertoghe sur des sujets dont l'arrêt de développement était dù à une autre cause (albumine-rachitisme...) Danis a pu améliorer ainsi un cas d'acromégalie.

Bournerille s'est adressé à des enfants atteints d'idiotie myxœædémateuse. Il a vu que, par la médication thyroïdienne, là taille augmentait dans des rapports doubles de ceux de la croissance naturelle. Tous les diamètres cräniens se sont accrus, la dentilion s'est modifiée avec avantage. De plus, il à vu que la colonne vertébrale avait une tendance à s'incurver, accident déjà signalé

par Tellord-Smith; ceci peut être dû à l'emploi trop

prolongé d'une dose agissant plus que la glande normale, et serait à rapprocher des faits d'ostéomalacie

signalés plus haut chez quelques basedowiens.

Moussu à donné régulièrement de la glande à de jeunes chiens, el a vu qu'ils grandissaient plus vile que des témoins choisis dans la même portée, en même lemps

qu'ils prenaient l'aspect levrette.

Herloghe affirme que les arrêts et les retards de crois sance hypothyroïdiens peuvent être très améliorés même

jusqu'à un âge relativement avancé (20-27 ans).

Schiff fait des recherches, en 1897, sur l'influence des préparalions thyroïdiennes et piluilaires sur les échanges inter$liticls chez l’homme.— Voiïei ce qu'il dit: 1° La glande piluitaire renferme une substance qui exerce une action énergique sur les échanges interstiliels, action se manifestant par une augmentation d'élimination de l'acide phosphorique. Celle augmentation, cel accroissement, semblent donc montrer une modification dans les échanges, d'un tissu relativement riche en phosphore et pauvre en azote. Ce Lissu est très probablement le tissu osseux. Les rapports qui existent entre l'acromégalie et l'état de la glande rendent ce fait particulièrement intéressant: — 2° Les préparations thyroïdiennes provoquent aussi une augmentation de l'élimination de l'acide phosphorique. Ce fait, qui s'explique par l'influence que la glande thyroïde exerce sur le développement du tissu osseux, établit une sorte de parenté intime entre l’action de la glande pituitaire et celle de la glande thyroïde.

Heubner, de Berlin, en 1896, a eu déjà des résultats

dans le rachitisme. Il à constaté de bons effets sur Ja

croissance, la reprise de l'activité intellectuelle et de l'euphorie.

Schmidt, Springer, Serbanesco, Londe, Gasne, ont constaté par les rayons Rœntgen la reprise du travail d'ossification dans les cartilages de conjugaison chez des myxædèmateux soumis au traitement.

Boullenger, la même année, cile trois cas de Bourneville et onze cas personnels de myxædémateux, d'obèses, d'infantiles où l'on a noté une reprise de croissance notable par le traitement. On trouvera ces observalions résumées plus loin.

Mossé de même que Kocher, Reverdin, Langhans, dit que le traitement a une action incontestable sur la croissance en général et le développement du système osseux.

Muggia, que le traitement amène un travail d'ossificalion plus actif.

D'ailleurs, Combe, en 1894 et 1899, avait déjà cité trois observations concordantes avec ces faits.

Jaunin, en 1896, a vu une énorme augmentation de la taille chez un nain, et la thèse de Danis, contient 59 observalions à peu près semblables.

Kassowilz rapporte une observation voisine de celle de Jaunin chez un jeune homme de vingt ans, myxœdémaleux.

Marfan fait les mêmes constatations que Hascovec et Faure.

Vico, en 1898, parle de quatre résultats heureux de Bourneville, rapporte quatre autres observations de Hertoghe, un autre de Schmidt.

Hertoghe lui-même en fait connaître une vingtaine

qui lui sont personnelles.

Servoss en cite une lout récemment.

Calabrese, en 1899, dans un cas de myxædème, à dix ans, conslala par le traitement une augmentalion de la taille: la fontanelle antérieure, restée ouverte jusque-, se ferma. Il constala en outre l'existence de nouveaux points d’ossification par la radiographie.

Venke, en 1900, a constaté une véritable résurrection d'enfants chez lesquels la croissance et le développement intellectuel semblaient arrêtés. La guérison complète peut même. dit-il, être espérée lorsque le traitement est institué chez des enfants de moins de deux ans: entre trois et huit ans, les résultats sont encore surprenants. Après ce dernier àge, bien que l'amélioration soit notable, les enfants restent toujours an dessous de la normale. On conslale pourtant chez tous un développement plus ou moins marqué du squelette, et le réveil de l'intelligence.

Monsieur le Docteur Destot, de Lyon, à bien voulu nous communiquer une observation personnelle. Gette dernière. ainsi que celles que nous avons pu recueillir sur ce sujet. se trouvent très rapidement résumées au chapitre « Observations ». Mais le traitement n'a produit de résullats vraiment remarquables que lorsqu'on s'est adressé à des sujets jeunes, dont les cartilages de conjusaison élaient encore en voie d'ossificalion: mais. lorsque, au contraire. la croissance approchait de sa fin, que les diaphyses et les épiphyses étaient presque soudées, on n’a obtenu qu'une augmentation de taille d'importance minime.

D'ailleurs, Hertoghe. en 1896, est formel à ce sujet: « La croissance. ditil, doil-être considérée comme possible, aussi longtemps que le squelette n'est pas complè-

CHAPELLIER le

tement ossifié, c'est-à-dire aussi longtemps que persistent comme tels les cartilages d’accroissement ». L'ossificalion est très tardive chez les enfants atteints de myxœdime, nous en avons vu plus haut les preuves, et c’est là ce qui explique la facilité avec laquelle ils reprennent leur croissance sous l'influence de la thyroïdine.

Tout récemment, en novembre 1900, Springer, parlant de quelques médicaments qui favorisent le développement pendant la période de croissance, dit que l'opothérapie thyroïdienne peut être très utilement employée et

active la croissance d'une manière remarquable.

OBSERVATIONS CEINIQUES

MÉDICATION THYROIDIENNE DANS L'INFANTILISME

OBSERVATION 1 ET 11. Combe, en 1895, dans une communication faite à la réunion des médecins suisses, cite deux observations de nanisme chez au cours de deux cachexies crétinoïdes.Ce sont deux enfants, l’un a deux ans eL68 cm. de taille, l’autre a 4 ans et 6g em. Le corps élail tel qu’il était à l’âge de > mois, sans avoir grandi depuis, en faisant abstraction de la tête. Ni l’un ni l’autre n'ont de dents.

L'auteur leur administre 3 grammes de corps thyroïde de mouton hachés, mélangés à de l’eau; le liquide filtré est donné dans du lait de 4 jours en 4 jours. L'enfant de 4 ans a grandi de 20 em. en 13 mois el a toutesses dents. Elle marche seule.

L'enfant de 2 ans a grandi de 11 em. en 6 mois. Elle a toutes ses dents, marche à la main. Il faut noter, qu’au début, on avait de

l’idiotie et du myxœdème qui ont disparu.

OBSERVATION 111. Déjà en 1894, Combe avait présenté un cas de myxædème infantile, congénital, crétinoïde, très amélioré par l’ingestion en nature de glandes thyroïdes. Une enfant V. C. de 4 ans, a présenté les premiers signes du myxædème à parlir de 8 mois, ct avait à ce moment 70 em. et > dents. En 5 semaines, elle a gagné h em. et 11 dents. L'auteur conclut du traitement que la gland» de

mouton est moins excilante que la glande de bœuf.

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