‹ De la Thyroiodine: Dans les Retards de Consolidation et dans les PseudarthrosesChapitre 11 sur 63 · LL CURE · texte numérisé non relu

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tremblement, les palpitations. la maigreur, des déformalions du squelette, l'ostéomalacie.

C'est l'hyperthyroïdation de Johnston.

Tels sont les deux grands groupes de troubles thyroïdiens, mais nous allons voir qu'ils ont des conséquences fort importantes, et que les maladies qu'ils consacrent passent vraiment au rang de maladies générales.

Leur action néfaste produit non seulement des troubles de croissance que nous éludicrons spécialement, mais d'autres encore que l’on ne savait il Ya pen de temps à

quoi rattacher.

TROUBLES TROPHIQUES CAUSÉS PAR LES MALADIES DE LA GLANDE. — Comime les autres glandes, le corps thyroïde peut présenter des troubles fonctionnels. Il existe un rapprochement certain physiologiquement entre sa fonction et le trophisme général. Grâce à l'opothérapie, on à pu séparer ce qui revenait soit à l'hypothyroïdie. soit à l'hyperthyroïdie et c'est ainsi que l'on a pu classer dans la première l'obésité et l'infantilisme par exemple, et attribuer à la seconde la maigreur prononcée et rapide, la croissance trop exagérée.

On devine done déjà Faction du corps thyroïde sur la nutrition des divers tissus de l'organisme. Suivons dans cette étude le travail si complet de Gauthier. travail paru en 19400; ce ne sera pas du temps perdu. car tous les faits que nous allons étudier vont nous expliquer comment la glande peut agir sur le système osseux. Du côté des léguments, on à rattaché à des troubles de

la fonction {hyroïdienne nombre de maladies cutanées,

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telles que les sclérodermies, (Jeanselme, Raymond, Singer, Von Leube, Beer, Kahler, Panegrossi, Grünfeld, Morselli, Booth, Sachs, Morselli, Arcangeli, Osler, Friedhium), les psoriasis (Byrom Bramwell, Tibicrgc), l'ichthyose, la chute des phanères. les déformations unguéales.

On leur à encore rattaché l'adipose et l'ohésité, tenant à une défectuosilé des échanges organiques, la maigreur idiopathique et les faits de traitement par l'opothérapie sont là pour le prouver, entre les mains de Sclesinger, Gluzynski, Lemberger, OËrtel, Beltmann, Affassanieff, Kish. Elstein, Davies, Mackenzie. Buquin, Lichtenstein etWendelstadt, MW eiss. Von Noorden,Hennig.Jevyskowsky, Guttmann. Ewald. Grawitz, Rendu. Charrin.

On a fait de la maladie de Dercum un myxædème fruste (Guidiceandrea-Dercum).

L'embompoint précoce des enfants à l'approche de la puberté relève aussi de lhypothvroïdie. Ces enfants sont en général petits. Au contraire, les hyperthy\roïdiens sont maigres, présentant une croissance rapide et par à COUPS.

À ces divers troubles, Gauthier ajoute encore, chez les hypothyroïdiens l'hémophilie, les hémorragies profuses de la ménopause, les congestions uléro-ovariennes fréquentes (Jouin), l'appauvrissement de la secrélion lactée (Hertoghe, Mironow). l'impuissance génésique; chez les hyperthyroïdiens, l'aménorrhée, la lactation active abondante, l’amaigrissement du début de la grossesse, l'aspeel liré de la face, la bizarrerie du caractère, l'exallation des fonctions mammaires, 1es vomissements.

Hayem et Capilan font de certaines chloroses des trou-

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bles thyroïdiens, de même que Muggia pour l'anémie

wrave qui accompagne l'aspect myxædémateux.

‘TROUBLES NERVEUX CAUSÉS PAR LES MALADIES DE LA GLANDE. __ Il coexiste très souvent des troubles nerveux avec le myxædème, le crétinisme, le goître exophtalmique. Avec celui-ci on constate souvent des vésanies diverses, l'épilepsie, l'hystérie, le tabes, la syringomyélie, la chorée. On a pensé que toutes ces maladies pourraient avoir parfois une origine thyroïdienne. Mordret trouve la glande atrophiée chez les idiots. Amaldi de Reggio en 1887 croit aussi à un rapport entre la folie et l'état de la glande.

Il semble donc bien y avoir des névroses et des psv\choses d'origine thyroïdienne, celles-ci, naturellement pourront-être justiciables de la médication opothérapique, ou d'une intervention chirurgicale, suivant les circonstances.

Ainsi, sur une enfant présentant des symptômes de perversion mentale, Kleptomanie, onanisme, chez laquelle on soupçonnait de l'insuffisance thyroïdienne, Monsieur le professeur Poncet, pratiqua, avec d'excellents résultats l'opération du thyroïdo-éréthisme, opération qu'il avait proposée pour remédier à la déchéance organique des hypothyroïdiens. Celte opération, très simple, qui consiste à introduire dans la glande thyroïde des chevilles d'ivoire ou des corps irrilants lentement résorbables, à pour but de remplacer d'une façon permanente les effets obtenus par la greffe ou les injections, ou l'ingestion thyroïdienne :

pratiquée trois fois par M. Poncet. elle a donné de bons

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résullats (Poncet, Lyon-Médical, 1893, Bull. méd, 1894, et Ravé, Thèse de Lyon, 1894).

Certains troubles cardio-vasculaires liennent aussi au thyroïdisme.

En résumé, tous les états physiologiques, dit Gauthier, relevant d’un ralentissement de la nutrition, peuvent être rattachés à l'hypothyroïdie, et c’est à ce point de vue que celle étude nous à paru mériter d'être faite, car la glande ayant sur le tissu osseux une action cerlaine, lorsqu'elle se trouve atteinte par une maladie, ou adultérée dans son fonctionnement, les troubles du squelette ne sont qu'une modalité de la perversion du trophisme général, en état de déchéance. De ce fait, les troubles qui surviennent du côlé de la peau, du systême nerveux, elc., ne font que corroborer ceux qui surviennent du cûlé du systême osseux cet les expliquent,

puisque tous reconnaissent la même cause.

ACTION DU CORPS THYROIDE SUR LA CROISSANCE CHEZ L'HOMME. — Pour étudier l’action du corps thyroïde sur la croissance, nous aurons recours à deux sortes de preuves. Les premières en quelque sorte négatives tendront à prouver que cette croissance s'effectue mal lorsque la glande est en état de maladie. Les autres, positives, pour poursuivre notre idée, tenteront de prouver que cette croissance reprend son cours normal dès que l'on rend à l'organisme, par le traitement thyroïdien, la sécrétion qui lui fait défaut.

C'est le premier ordre de preuves que nous désirons

d'abord exposer, en nous basant sur les théories qui

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sont actuellement acceptées, et qui doivent l'être puisqu’elles sont confirmées par des résultats expérimentaux probants. Dans cette classe encore devons-nous faire une division entre les cas où la glande est en élat de SeCrélion anormale ou diminuée, et ceux où sa sécrétion est anormale ou augmentée.

Hertoghe en 1900, dit que le corps thyroïde à une action spéciale sur la croissance générale de l'organisme. Il influence le fonctionnement de l’appareil sexuel de la femme, enfin il joue un rôle prépondérant, non seulement dans le développement physique et intellectuel de l'homme toutentier, mais aussi sur la formation morphologique des organes génitaux des deux sexes. On sait aujourd'hui, par Hertoghe, que l'infantilisme, qu'il soit ou non myxœdémaleux, rentre dans le cadre nosologique de la dysthyroïdie du même auteur. À l'époque de la puberté, la glande thyroïde se développe en même temps que les organes génitaux. L'hypertrophie est plus appréciable chez la jeune fille que chez le jeune garçon, mais elle existe dans les deux sexes. On s’est borné à conslater l'existence, ou pour mieux dire la coexistence de ces deux poussées physiologiques : on ne s'est pas préoccupé suffisamment de savoir si l'hypertrophie de la glande thyroïde est antérieure à l'épanouissement des organes sexuels où bien si, au contraire, elle en est le contrecoup. Les enfants privés de glande thyroïde ne deviennent jamais pubères. Broca à dit: « chez le crétin complet, la puberté ne s'établit pas, les fonctions génésiques sont nulles et la stérilité est absolue ».

Hertoghe à prouvé que la glande thyroïde préside à la

croissance générale, que le développement sexuel est

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consécutif à l'hy\pertrophiethyroïdienne qui se traduit par une sécrélion plus abondante de thyroïodine.

Physiologiquement, ditil, Fhypertrophie normale de la glande thyroïde à l'époque de la puberté est antéricure au développement des organes sexuels. La sécréon thyroïdienne s'exagère par le fait de cette hypertrophie et le surplus de la thyroïodine se consacre à la croissance de lappareil génital, laquelle n'est qu'un corollaire, une modalité de la croissance générale.

Pathologiquement, linfantilisme est un et la cause initiale est de nature dysthvyroïdienne. Le myxœdème complet est le degré extrême de la dégénérescence thv\roïdienne. La dysthyroïdie présente comme symptôme inilial l'arrêt de croissance et accessoirement l'absence de puberté.

La dysthyroïdie, d'après son degré, produit chez les enfants l'infantilisme à des degrés sensibles.

Les stades intermédiaires sont l'obésité simple, le rachiltisme, la dystrophie chondro-fœtale, linfantilisme (type Lorain) — l'infantilisme anangioplasique.

L'unité étiologique dysthyroïdienne de l'infantilisme est enfin prouvée par la coexistence dans la même famille des différents types de l'infantilisme, obésité, chondrodystrophie, rachitisme, myxædème, par les antécédents dysthyroïdiens des parents (maladie de Basedow, asthme thyroïdien, ménorragies), par les effets thérapeutiques qu'exercent sur ces différentes formes d'infantilisme l'ingestion de la thyroïodine.

Comme on le voit, d'après Hertoghe, tous les arrêts de croissance, de quelque nature qu'ils paraissent rele-

ver, proviennent tous de l'insuffisance thyroïdienne.

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