‹ De la Thyroiodine: Dans les Retards de Consolidation et dans les PseudarthrosesChapitre 32 sur 63 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

(ex-Van Heddeghem, Lille, 1899. — Lambrel.)

La..….., Jean, entre à l'hôpital Saint-Sauveur, salle Saint-Jean, le 10 avril 1899. Il est tombé d’un troisième élage.

A son entrée, on constate l’existence d’une fracture à l’union du tiers moyen avec le tiers inférieur. Le fragment inférieur, (rès pointu, fait saillie sous la peau. Le péroné est fracturé 2 cenlimètres plus bas que le libia. Le pied n’est pas dévié.

Le 13 avril, on lui met un appareil plätré. La réduction esl excessivement difficile à obtenir, même avec une pression continue sur le fragment inférieur, pression dont on voil la trace sur lappareil. La radiographie montre que les fragments ne sont pas en contact. On fait un second appareil sous chloroforme, la réduction n’est pas meilleure. M. Lambret se décide alors à intervenir.

Le 20 avril, il pratique la suture au fil d'argent des deux frao-

ments du libia. Une troisième radiographie montre que celle fois la réduction est parfaite. Les fragments du péroné sont bien coaptés.

A partir du 13 avril, cel homme absorbe par jour trois pastilles du corps thyroïde.

Un mois après l'intervention, le 21 mai, on enlève lappareil. Malgré la glande thyroïde et la suture, la jambe n’est pas solide. La mobilité anormale est moins considérable.

Ablation des points de suture. Nouvel appareil plâtré contentif.

Appareil de marche, Le malade à maigri considérablement sous l'influence du trailement thyroïdien. Ce traitement n’a produit aucun résultat au point de vue osseux. Il est abandonné. Depuis la cessation de l’ingestion de thyroïdine, le malade a repris peu à peu son embompoint primilif.

Il’ sort guéri le 2 juillet 1899.

11 faut d’ailleurs rapprocher de ce fait d’insuccès, celui du D° Kottmann, médecin des hôpitaux de Solothurn (communication orale à la section de médecine de la Société des Sciences naturelles de Suisse à Berne, 1899), qui n’a observé aucune amélioration par la

médicalion thyroïdienne dans plusieurs cas de fractures ordinaires.

OBSERVATION:IX (personnelle)

(Service de M. le D' Gangolphe, Hôlel-Vieu, Lyon).

J. C., 45 ans, couché au lil n° 3o de la salle Sainte-Marthe.

Le malade entre le 12 février r900 à l'Hôtel-Dieu. Il est marié et a trois enfants en très bonne santé.

Pas d’antécédents d’alcoolisme ou de syphilis. Le sujet relève d’une pneumonie.

Le 12 février, jour de son entrée à l'hôpital, il fit une chute en glissant sur la neige. La jambe gauche a plié sous lui et la fesse en tombant sur elle l'a brisée au tiers inférieur. Relevé par des passants, le malade fil environ 150 mètres, soutenu sous les bras, jusqu'à une pharmacie, d’où, après avoir reçu un pansement sommaire, il partit en fiacre à l’hôpilal.

Dès qu'il fut reçu, on lui mil 1e membre blessé dans une gout-

tière garnie de coton. Un jour après, on lui appliqua un plâtre, le

13 février par conséquent. Nous le voyons aujourd'hui, 14 mars, trente jours après son accident. Il a une fracture ordinaire du ticrs inférieur, non compliquée. La jambe présente un léger début de consolidation, mais ne peut être soulevée par le malade. Le 15 mars nous donnons à celui-ci 0,10 cenligrammes de thyroïdine à prendre chaque jour.

Le 17, il se plaint de maux de tête survenant après l’ingeslion des cachets. Nous les calmons en adjoignant à la médication X gouttes de liqueur de Fowler,

Le 19, tous les accidents ont disparu. Le malade se plaint encore de légers picotements au niveau du trait de fracture. Auparavant: il sentait que la solidité commençait à se montrer, mais n'osail remuer la jambe. Il demande aujourd'hui la suppression de son plâtre et exécute quelques mouvements. Des crampes qu'il éprouvait au niveau du cou-de-pied ont disparu.

Ayant cru remarquer que la consolidation élail plus rapide depuis qu'il prenait ses cachets, le malade n’hésile pas à rapporter à ceux-ci les bons effets qu'il constate.

Le 28 mars, on enlève le plàtre pour faire un massage. Le lalon est soulevé facilement du plan du lit, Nous sommes au quatorzième jour. Les cachets sont supprimés. Le malade part dans un hôpital

de convalescence.

OBSERVATION X (personnelle)

Service de AI. le D' Gangolphe, Hôtel-Dieu, Lyon

J. D. 52 ans. Couchée au n° 6 de la salle des femmes. — Pas d’antécédents. Mariée. Un enfant vivant sur six. Le 7 mars 1900, la malade, élant montée sur un escabeau pour prendre un objet, a glissé el est tombée sur le genou gauche: sans avoir essayé de marcher, elle se fait transporter de suite à l’hôpilal. Chez elle,, on lui a mis de l’eau blanche. A l'Hôtel-Dieu on lui applique un plâtre le 9 mars, qui est enlevé le 14. Aujourd'hui 15, la malade ne peut naturellement pas marcher, ni soulever le talon du lil. Nous l’examinons, 8 jours après l'accident, n'ayant pu avoir les

renseignements suffisants sur les symptômes qu'elle présentait à son

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