‹ De la Thyroiodine: Dans les Retards de Consolidation et dans les PseudarthrosesChapitre 33 sur 63 · RO · texte numérisé non relu

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arrivée. Elle a une fracture transversale de la rotule, au lieu d’éleclion, avec écartement assez considérable. Le trait de fracture a porté à l’union du tiers supérieur avec le tiers moyen.

Nous commençons le 15 mars à lui donner des cachels de thyroïodine, 0,10 centigrammes en cachets à prendre chaque malin à jeun.

Le 29 mars, on constate que la consolidation a déja commencé.

Lèe 30 mars. la malade sent sa jambe solide. Bon état général.

Le membre inférieur gauche, présente, dit-elle, une chaleur assez vive.

Le 3 avril, elle soulève le lalon du plan du lil très facilement el exécule aisément les différents mouvements actifs et passifs qu'on lui fait faire. IL y a 19 jours que la médication a lieu. On cesse les cachets aujourd’hui.

Le 10 avril, la malade quitte l'Hôtel-Dieu et s’en va en marchant convenablement. Au traitement ont élé adjoint des massages qui ont

rendu de grands services.

OBSERVATION XI (personnelle)

Service de Honsieur le docteur Gangolphe, Hôtel-Dieu, Lyon

B., Jean, fo ans, né à Va'ence. — Couché au lit n° 19 de la salle Sainte-Marthe. Parmi les antécédents, nous relevons que le père est mort à 49 ans, d’une chute entre deux wagons. La mère, vivante est en bonne santé, 57 ans. Un frère de 58 ans, une sœur de 42 ans, tous deux mariés, ont des enfants bien portants.

Le sujet lui-même n’a presque jamais fait de maladies. Tout jeune il a eu une maladie qu'il ne peul préciser. Pas d’alcoolisme, ni de syphilis. Pas d’albumine.

Le ?3 avril 1900, faisant son métier de plâtrier, il portait sur l'épaule deux seaux suspendus à chaque extrémité d’un bâton. Le seau postérieur plus lourd l’emporta et fit tomber le porteur du haut d'un escalier jusqu'au palier inférieur. La jambe gauche fut prise sous a cuisse. Le malade a essayé de se relever et de marcher, mais la douleur len empêcha ainsi d’ailleurs, que la posilion: vicieuse de

son pied. Il appela donc à l’aide; son patron vint lui porter secours

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el le fit transporter en fiacre à l’Hôtel-Dieu, le jour même. Le malade y arriva une heure après son accident, le 23 avril vers 3 heures.

Nous ne le voyons que le 29 août. D’après l'examen que nous en faisons el les renseignements recueillis, la fracture à eu lieu par abduction. C’est la fracture bimalléolaire, décrite par Dupuytren. Il y a un fragment libial et un arrachement du péroné, la fracture de celui-ci siégeant plus haut que l’autre. A l'entrée, la jambe présentait un empâtement assez considérable. La réduction a été faite à ce moment, La fracture n’est pas compliquée. Le malade n’a pas de fièvre. Il a conservé son sommeil. L'appétit est excellent. Bon élat général. Pouls excellent. Pas de température.

Le plàtre a été mis le 24 avril.

Depuis le 29 avril inclus, le malade prend chaque malin des

cachets de 0,10 centigrammes de thyroïodine.

4% mai. — Bon état général. La médication n’incommode pas le malade.

10 mai. — Nous relrouvons notre malade abaltu. Il éprouve des

maux de tête assez violents, des douleurs dans tout le corps. Anorexie, Pouls un peu rapide. Nous constatons en même lemps l'existence d’une sorte d’éruplion rubéolique qui siège sur les membres et le tronc.

Nous adjoignons à la médication X gouttes de liqueur de Fowler.

Le 1? mai. — Les accidents ont disparu. Nous cessons en même temps le traitement thyroïdien. Il n’y a plus de mobilité anormale. IL y a exactement 19 jours que la fracture a eu lieu et 13 que la médicalion a commencé.

Le 17 mai.— La jambe est absolument solide. Le plâtre esl enlevé. Le malade prend des bains, subit plusieurs massages el quitte l'Hôtel-

Dieu en parfait élat.

Ajoutons à ces observations diverses, d'autres faits qui nous sont communiqués ces jours derniers.

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