Tome I. Résumée
M. 43 ans, entre le 26 novembre 1895 dans le service du D' Reclus’ à Laënnec. Fracture de jambe au liers inférieur. Ecrasement du libia, au Liers supérieur du même côté droit; fractures, lune et l’autre consolidées, el fracture au liers inférieur du fémur droit non
consolidée.
Pas de maladie antérieure. Le 1° juillet r897, un cheval qu'il montail l'a précipité contre un peuplier. La jambe a été fracturée directement el la fracture de cuisse indirectement.
Traitement immédiatement instilué. Goultière en fil de fer pendant 8 jours, pour le membre. Au 8° jour, pas de suppuration. On remplace la goutlière par un appareil plàtré circulaire remontant jusque sous l’aisselle. On relire cel appareil 54 jours après et on conslate au débul de septembre un défaut de consolidation au niveau du üers supérieur de la jambe et au niveau de la cuisse. Pendant 8 jours on laisse la jambe sans appareil, puis extension continue 12 jours. Enfin gouttière plâtrée pendant r mois. Ceci conduit jusqu'à fin octobre. A celle époque, la consolidation de la fracture fémorale n’est loujours pas faite. C’est alors que Le malade est envoyé à Paris dans le service de M. Reclus. À l'examen, augmentalion de volume du fémur au niveau de la fracture. Cal énorme saillant dans les Léguments surlout au niveau de la face externe de la cuisse. Masses musculaires atrophiées. Cal dur, non douloureux, 6 centimètres de raccourcissement réel du membre.
limpolence fonctionnelle presque complèle, mobilité anormale très accenluée. Bon élal général.
A l'entrée à Laënnec, extension continue el massage quotidien. 16 décembre, pas d'amélioration. M. Reclus décide une intervention qu’on remet à la semaine suivante. C'est alors que nous avons l’idée de soumettre le malade au traitement par la glande thyroïde.
Pendant 8 jours, on donne une glande de thyroïde fraiche el crue de mouton. Au 5° jour, les urines montrent une élimination marquée des phosphates et chlorures; pas d’albumine. Le malade n’accuse pas de malaises. Au bout d’une semaine, cependant, le traitement est suspendu pendant 5 jours. Puis pendant une nouvelle période de 8 jours, on recommence le traitement. Il semble déjà que progressiveinent la consolidation, s'opère, que le:cal diminue de volume.
À la fin de cette deuxième période, aussi bien supportée que la première, il est cerlain que la consolidation s'est faite. Cependant, le malade est maintenu au lil. Après un repos de 4 jours, il reprend encore » glandes en 5 jours. Mais, désormais, il soulève franchement son membre inférieur el l'on ne peul plus Y provoquer de mouvements de latéralité.
— Ir —
Dès lors, le malade se lève au 28° jour. Le fémur est solide. La marche s'effectue avec des béquilles puis des cannes. Le cal à dimi-
nué du quart ou du tiers. La marche s'effectue aujourd’hui sans difficulté.
OBSERVATION XXI Quénu. Semaine Médicale 1898
C'est une malade de 24 ans qui, en avril 1897, se fit dans une chute une fracture sus-condylienne du fémur, avec issue d’un fragment au travers des téguments etinfection conséculive. Elle entre à l'hôpital Cochin; 3 mois après et lorsque je repris mon service, le 195 septembre dernier, je pus constater que la fracture n’était pas consolidée. Mon interne, Monsieur Duval, eut l’idée de soumettre la malade au traitement et lui donna des capsules de thyroïodine. Au bout de 5 jours, elle putse lever el marcher avec un appareil silicalé. Actuellement on vient de lui enlever son appareil el la conso-
Hidation est terminée.
OBSERVATION XXII /Ibidem)
Dans un autre cas, chez une malade que j'avais soignée antéricurement par la thyroïodine pour des accidents de myxæœdème conséculifs à une thyroïdectomie nécessitée par un goître exophlalmique, j'ai repris la médicalion thyroïdienne pour faciliter la consolidation d'une fracture bimalléolaire, et le cal s’est formé dans des condilions
absolument normales.