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Lépine) ; l'épilepsie (Schulze) ; la folie (Lowitz, 1895; Mac Claughry); les maladies de la peau, le lupus (Abrabam, 1899); le psoriasis (Wilson, 1895; Phineas Abraham, Lowitz, Mossé, Zum Busch, Thibierge, 1895; Petrini, 1900 ; Ewald, 1900) ; l’alopécie myxœdémateuse, le pityriasis (Scatchard, 1895); la sclérodermie (Stieglitz, 1899, Lancereaux, 1899 ; Von Leube, Kahler, Osler, Friedhium, Sachs, Morselli, Arcangeli); l'ichthyose (Rutgers, 1891 ; Nobbs, 1895 : Zum Busch, 1895); l'eczéma (Zum Busch) : les déformations des cheveux et des ongles (Stieglitz.
1899); les cicatrices hypertrophiées (White, 1895).
THÉRAPEUTIQUE DE LA MÉPICATION. — Nous avons vu que la médication thyroïdienne peut avoir lieu de trois façons bien différentes, soit par les greffes, les injections ou l'ingestion, celle-ci différant encore suivant qu'il s’agit de corps thyroïdes en nature, d'extraits liquides et de poudres ou tablettes.
Nous nous sommes suffisamment étendu, en ce qui concerne les greffes; nous avons indiqué, pour les injections, les différents procédés le plus en usage.
Quant à ce qui concerne les corps thyroïdes, soit que ceux-ci soient utilisés crus, ou que l'on s'en serve pour fabriquer des extraits ou des poudres, lablettes, capsules, comprimés, nous allons voir que l’on a discuté à leur sujet.
Yvon, en 1896, se pose la question de savoir de quel animal on doit faire choix pour recueillir les glandes thyroïdes qui serviront aux diverses préparations pharma-
ceutiques. On s’est adressé tour à tour au bœuf, au mou-
SA ton, au cheval, au pore. D'après les expériences de Gley, l'extrait des glandes thyroïdes du mouton, serail moins actif que celui des glandes du bœuf, mais tous les extraits sont actifs, quelle que soit leur provenance, pourvu qu'ils soient bien préparés. On donne aujourd'hui, dit l’auteur, la préférence aux glandes thyroïdes du mouton, bien qu'elles soient plus petites que celles du bœuf. M. Permilleux, vétérinaire inspecteur de l'abattoir de Grenelle, le justifie ainsi : « Chez le mouton, la tuberculose est très rare, sinon douteuse, tandis qu'il n'en est pas de même chez le bœuf. De plus, d'après la façon de couper Îles morceaux de boucherie, on peut avoir les thyroïdes de mouton sans déparer les morceaux. »
Aufrecht, en 1897, s'élève contre l'instabilité des produits thyroïdiens. Certains échantillons ne contiennent même pas de traces d'iode. Aussi, l’auteur recommandetil instamment de ne pas considérer ces produits comme élant de confiance. Les préparations organo-thérapiques doivent être analysées le plus rigoureusement possible. La teneur en iode, et la quantité d'acide phosphorique, de matières albuminoïdes, de sels contenus dans un produit déterminé, pourra permettre de porter un jugement quelque peu précis sur la préparation envisagée.
Nous n'avons qu'à nous reporter aux recherches de Baumann el Roos, en 1896, pour comprendre ce qu'il y à de vrai dans celle composition instable des corps thyroïdes. En effet, il faut tenir compte de l'inégalité du poids de ceux-ci, si lon prend un lobe comme unité thérapeutique, car son poids peut varier de 0,50 à 6 et 7 grammes. Nous voyons donc qu'en parlant des corps thyroïdes
comme base des produits pharmaceutiques, il faut bien
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faire attention aux différences qualitatives et quantitatives qu'ils peuvent présenter. M. le docteur Destot, de-Lyon, recommande de prendre des glandes de moutons jeunes, non émasculés.
Van Heddeghem. en 1899. repousse l'emploi de Fingestion de corps thyroïdes crus, car, dit-il, les lobes frais de moulon ne se conservent que quelques jours dans l'eau salée. On aura alors recours. comme l'indique Gauthier, de Charolles, à l'extrait glycériné : «.Les lobes sont successivement pesés, découpés finement avec un couperet aseplique. bien broyvés dans un mortier de porcelaine, puis mélangés à une quantité de glycérine équivalant à quatre fois le poids des lobes. Après repos de trois ou quatre jours, pendant lesquels on continue à triturer plusieurs fois le mélange, on filtre le liquide. On a alors un suc dosé à 1 pour 5 (une cuillerée à café équivalant à 1 gramime de substance), transparent, à peine teinté en rose, visqueux, d'un goût nullement désagréable, et susceptible de se conserver très longtemps dans un endroit frais. »
Il est certain que ce procédé doit être excellent. Quant à la thyroïodine, nous avons vu comment elle était fabriquée. Nous nous sommes suffisamment élendu à son sujet pour n'en plus parler ici.
Rappelons que le produit Baumaun contient trois décimilligrammes d'iode par gramme, el son poids, croit-on de glande fraîche.
Nous nous sommes presque coustamment servi de la thyroïodine Baumann pour traiter les malades que nous avons eu entre les mains. Nous leur avons donné des
doses variant de D à 20 centigrammes par jour.
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La première quantité, 5 et surtout 10 centigrammes, a été presque constamment employée, la seconde, que nous considérons comme assez forte, étant réservée pour les cas de pseudarthroses rebelles ou fortement accusés.
Comme nous l'avons signalé, nous n'avons relevé que des accidents très minimes de thyroïdisme, et chez les sujets un peu nerveux, ou pouvant faire concevoir des inquiétudes du côté du cœur, ou bien pour combattre des troubles d’excitalion, de thyroïdisme atténué, nous avons eu constamment recours, avec grand succès d'ailleurs, au moyen préconisé par MM. Bédart et Mabille, en 1898.
Mabille fit disparaître des accidents de thyroïdisme en donnant de l'arsenic. On emploie la préparation arsénicale de liqueur de Fowler (dose moyenne, IT gouttes et 1/2 par kilog.). Les résultats indiqués par les auteurs sont les suivants :
Quant à ce qui concerne le rhytme cardiaque par le traitement thvyroïdien seul, chez les animaux on constate 130, 180, 190 pulsations, des battements forts et irréguliers. Donne--on de la liqueur de Fowler, le pouls tombe à 90. Les battements redeviennent normaux.
Quant à ce qui concerne le système nerveux :
Le traitement thyroïdien seul donne de l'excitation et du tremblement généralisé. Avec la liqueur de Fowler, tout cesse. à
Quant à ce qui concerne la nutrition :
Avec le traitement thyroïdien, on constate de la perte de poids qui n'existe plus quand on associe la liqueur de Fowler à la thyroïodine. On note même une augmen-
tation légère de poids.
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Les contre-expériences ont été affirmatives.
Nous avons usé de ce procédé qui, comme nous l'avons dit, nous à rendu de grands services, à la dose de X gouttes par jour, prises en même lemps que le cachet de thÿroïodine, que nous faisions ingérer de préférence le malin à jeun, ayant constaté, que, prise, par erreur pour quelques malades, au moment du repas, elle était mal tolérée. Avec cette médication mixte, les troubles légers que nous avons pu observer ont disparu comme à vue d'œil.
Nous la préconisons donc inslamment. On pourra encore se servir avec avantage des produits de la maison Merck de Darmstadt, dont nous avons usé et dont la pureté est certaine.
Citons pour terminer ce qui touche à ce chapitre, une communication de Lanz. en 1900, sur le traitement de la maladie de Basedow par le lait de chèvres thyroïdectomisées. Partant de l'idée que le syndrome basedowien est dû à une hypersécrétion de la glande thyroïde, l'auteur à pensé qu'on pourrait peut-être neutraliser cette hyperthyroïdisation en donnant aux malades les principes toxiques qui s'accumulent dans l'organisme après l'extirpalion de la glande et amènent le myxœædème, qui est en quelque sorte, la contre-partie de la maladie de Basedow.
Pour administrer ces principes d’une façon commode, il eut l'idée d'utiliser le lait des chèvres thyroïdectomi sées depuis quelque temps, lait qui, comme les autres liquides organiques, doit renfermer les principes toxi ques en question. Ce lait a été administré à trois basedowiennes. Chez la première, on à noté de l'amélioration