‹ De la Thyroiodine: Dans les Retards de Consolidation et dans les PseudarthrosesChapitre 51 sur 63 · LL T · texte numérisé non relu

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de même que chez les deux autres. Elles prenaient deux à trois lasses de lait par jour.

Nous avons vu nous-même employer ce traitement sur une jeune fille couchée au lit n° 16 de la salle des femmes de M. le professeur Boudet, et qui présentait un woilre basedowifié. Le traitement ne donna pas de résultat

appréciable.

Davcers DU TRAITEMENT THyroïDiex.— Lowilz, en 1895, rapporte les divers accidents que l'on peut observer au cours de la médication.

Ils constituent le thyroïdisme de Beclère, et se traduisent par de la céphalalgie, des défaillances, des nausées, des douleurs lombaires (Murray, Claye Shaw) signalés par Marie, Brissaud, Byrom Bramwell, Beclère.

L'intoxication thyroïdienne se traduit par :

a) Tachycardie excessive (160), puis faiblesse el intermitlences cardiaques, vertiges, élourdissements dus à linstabililé du cœur, essoufflement, dyspnée (28-30), des vomissements, de la diarrhée, des tremblements musculaires, de la parésie, de la paralysie incomplète, de la polyurie, glycosurie, de l'albuminurie, de l'insomnie, de l'agitation, du délire.

On peut même constater parfois des manifestations de l'hystérie (Béclère), de l'aphasie, de la monoplégie du membre supérieur droit, de l'anesthésie cutanée en sCgment géométrique chez une malade qui avait pris une dose excessive.

Enfin on a signalé des morts à la suite du traitement

(Murray, Thompson), mais les malades en question

RTE

avaient des dégénérescences du cœur. L'indicalion est donc de surveiller celui-ci.

Blottière, dans sa thèse en 1897, est à peu près du même avis et dit que, si dans le goître, la médication thyroïdienne a eu de bons effets, on a noté aussi de déplorables résultats. Il signale trois cas de morts. Les phénomènes de thyroïdisme sont parfois apparus d'une façon intense, se signalant par de l'anorexie, des nausées, de la soif, etc... On n'a jamais d’aggravation des symptômes dans la maladie de Basedow, mais on a pu y constater des accidents de thyroïdisme. Le médicament s’'accumule, donc il faut surveiller le cœur. Le pouls devient mobile et instable, en même temps qu'il augmente. Tout dépend de la variété des préparations pharmaceuliques, de leur valeur, de l'ancienneté des préparations, de la susceptibilité individuelle, de l'âge des animaux qui ont fourni la glande.

Conche, en 1898, écrit que l'on peut constater deux sortes d'accidents, ceux qui reviennent au thyroïdisme dout nous avons parlé, ceux qui reviennent à un empoisonnement infectieux par des préparations impures, altérées qualitativement. On trouve alors de l'instabilité de la mémoire, de l’agénésie, de l’amaigrissement, des troubles nerveux, le tout commun aux deux sortes d’accidents: dans le second cas, de l'infection du système lymphatique, de l'adénie générale du réseau IFmphatique placé le long des organes par lesquels à pu se faire l'absorption du poison, de la bouche à l'intestin.

De fait, Rivière en 1898, dans les deux cas de guérison d'obésilé que nous avons signalés, dit que dans le

premier cas, une impuissance absolue el rapide, non en

rapport avec les habitudes antérieures du malade, âgé de 36 ans, persisla six mois après le traitement —- et, que, dans le second cas, une impuissance absolue mais plus longue et réelle dura quelques mois.

Vico. dans sa thèse, en 1898, arrive aux mêmes conclusions que ses prédécesseurs. Il signale les accidents cardiaques, nerveux et digestifs du thyroïdisme. La tension artérielle est diminuée, le pouls petit. instable et dépressible. Palpitalions. Les pulsations cardiaques vont jusqu'à 110-160, comme l'avaient signalé Huchard, Béclère, Guerlain. Mossé, Marie, Vermehren. On note des symptômes nerveux. des courbalures, du brisement des forcés, de la diminution de l'énergie musculaire. des étourdissements, des sueurs, des symptômes digestifs, du coma. des attaques épileptiques (John Henry).

I dit comme nous l'avons rappelé plus haut. qu'il faut tenir compte de la tolérance. de l'ancienneté de la préparation, de l'accumulation, car pour Drevfus Brissach, Beclère, Enriquez-Ballet, le suc thyroïdien serait un poison du cœur, un toxique (Bouchard). Il signale aussi une cachexie particulière à la suite d'un traitement prolongé, comparable à l'iodisme chronique (Potain).

Byrom Bramwell, en 1899, cite un cas intéressant où l'administration du corps thyroïde à une mère nourrissant son enfant, produisit chez celui-ci des troubles de thyroïdisme. Ce passage de l'extrait {hvyroïdien dans le lait est remarquable et pourrait être utilisé dans certaines conditions. Dans un cas de myxœdème, traité par l'auteur, un des effets du traitement par l'extrait thyroïdien fut de déterminer une abondante sécrétion lactée. Mais

si l'on peut soigner Fenfant, en traitant la mère. celle-ci

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