‹ De La Torsion Des SalpingitesChapitre 15 sur 23 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

En présence des phénomènes que nous avons précèdemment décrits et qui accompagnent la torsion du pédicule des salpingites, le médecin verra les conditions de son diagnostic varier suivant qu’il connaissait déjà la .malade ou qu’il l’examine pour la première fois.

Dans le premier cas ila précédemment reconnu l’existence de la tumeur, l’a vu évoluer, se développer, il en a apprècié la forme et ie volume. Seuls restent alors pour lui, inexpliqués, les accidents récents pour lesquels on le fait appeler : douleur subite et violente dans la fosse iliaque du côté malade, vomissements, pouls accéléré, facies altéré , accroissement de la tumeur, ete.

Quatre hypothèses principales se trouvent en présence. On a affaire à une colique salpingée, à une rupture spontanée, à une poussée congestive du côté de la tumeur, à une torsion du pédicule. Dans la colique salpingée la malade éprouve de véritables tranchées très douloureuses avec crises paroxystiques parfois atroces, mais ces douleurs se terminent brusquement par l'évacuation du liquide purulent, séreux ou sanguin. ù

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Dans lasalpingiteä pédiculetordu, même tableau symptomatique sauf écoulement de liquide ; l’orifice tubaire est intercepté au niveau de la torsion et ne saurait lui livrer passage. Dans un des cas de Warnek on a eu pendant quatre jours un lèger écoulement, mais il ne faut pas oublier que dans ce cas il y avait deux tumeurs et que le liquide provenait sans nul doute de l’hydrosalpinx logé dans la partie interne de la trompe. :

La rupture de la trompe débute également d’une façon solennelle et dramatique, par des syncopes, douleurs

- violentes, vomissements, météorisme, mais alors la tameur

au lieu d'augmenter comme dans la torsion, diminue pendant que le cul-de-sac postérieur se trouve envahi par une masse molle et fluctuante.

Ce ne sont plus des différences de symptômss, mais des variations dans leur intensité qui nous feront songer à des poussées congestives. Celles-ci auront un début plus insidieux, affecteront une allure plus lente. La brusquerie du début fera défaut.

Nous ne citons que pour mémoire la sensation-de pédicule tordu que donnera le palper -ou le touche : signe diagnostique de premier ordre, il permettrait de se prononcer d’une façon ferme, mais comme nous l’avons no-

té aux symptômes, on ne le rencontrera que d’une façon exceptionnelle.

Le diagnostic avec ses caractères si peu nets sera dans la grande majorité des cas d’une très grande difficulté, surtout lorsque d’autres lésions surajoutées viendront mé-

langer leur symptomatologie avec celle de la salpingite : ;

la torsion sera alors une trouvaille au cours de l'opération.

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Et pourtant ces cas sent en somme ceux qui présentent le moins de difficulté. Bien souvent le médecin voit la malade pour la première fois et, les phénomènes qu’il constate doivent du même coup lui révéler l'existence de la salpingite, et de la complication survenue.

Si le début est nettement brusque, il pensera à une

occlusion intestinale, à une appendicite, à une torsion de: kyste ovarien.

Dans le‘cas de kyste ovarien on assiste à la même évolution des symptômes, etsila lésion ne ‘permet pas de différencier l’origine ovarienne ou tubaire, le diagnostic sera. impossible.

Dans locclusion intestinale, le ventre sera plus météorisé, les vomissements, après avoir èté alimentaires et bilieux, seront fécaloïdes; la constipation sera ‘absolue et Panus-ne livrera passage à aucun gaz.

Dans l’appendicite, la douleur est nettement: localisée au point de Mac Burney. La brusquerie du début a èté précédée de’ symptômes intestinaux: colique passagère alternative de diarrhée et de constipation. : 4 Quoi qu’il en soit, ces différences sont assez subtiles et É ne dirigent pas fatalement vers l'exploration des annexes. = Aussi le médecin doit-1l prendre pour règle toutes les fois : que les symptômes ne se présenteront pas avec une très grande netteté PeR Dior SE dE Re génital. HE € If HR) | D’ailleurs cé diagnostic trés rs au point de vue théorique ne présente pas, en pratique, lamême importance puisque ces différentes affections sont. susceptibles de la même intervention : la laparotomie. NA à

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