SYMPTOMES
Les symptômes de torsion que nous étudierons dans
ce chapitre, sont ceux de la torsion brusque, puisque tous
les cas observès jusqu'ici se rapportent à ce mode de production. Lorsque les observations seseront multipliées, et que de parti pris les chirurgiens examineront les. pé-
dicules de toutes les salpingites, nous avons la conviction
intime que l’on trouvera des cas à évolution lente ; alors seulement il sera possible d’en faire la symptomatologie.
Lorsque la torsion se produit, les malades souffraient depuis longtemps déjà de leurs lésions. Ces douleurs, plus ou moins vives, étaient localisées dans les parties latérales ; rarement limitées à la région tubo-ovarienne, elles s'irradiaient vers les lombes, le siège, le sacrum, la hanche et le coccyx.
Tout à coup la scène change et prend un aspect dra-. matique. Le sujet est pris d’une poignante: douleur dans
le côté, douleur capable de provoquer la syricope. La
marche est rendue impossible tellement sont intolérables lessouffrances. Il faut porter la malade dans son lit. En même temps surviennent des vomissements, le pouls S'aC= 4 e f S ES
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célère, le facies s’altère. Les vomissements, sont alimentaires, puis bilieux, mais jamais fécaloïdes, et peuvent se répéter très souvent et durer plusieurs jours. A chaque nouvelle crise, ils se reproduisent avec la même intensité et pendant le même laps de temps. |
Ce tableau est au grand complet dans l’observation de Delbet. «R... se promenait dans la rue, lorsqu'elle fut prise d’une horrible douleur dans la fosse iliaque du côté gauche. Sous l'influence de cette douleur syncopale, elle tombe et ne peut se relever... Elle est prise de vomisse= ments qui continuent toute la nuit et jusque dans la journée du lendemain. La malade est préoccupée, agitée ; le facies est rouge, le pouls assez plein, bien qu’un peu. rapide; la température normale ».
En nous basant sur tous ces faits, nous sommes amenés à donner de la crise suraiguë qui suivit cette torsion de salpingite l’explication suivante : Au moment où cette torsion se produit, des tiraillements, des irritations portent sur le plexus solaire. Il en résulte de vives excitatations qui, transmises aux centres, causent un ébranlement de tout le système nerveux. Ainsi s'explique cette foule d’actes réflexes dont le vomissement est le plus important et le plus constant.
Ce fait a èté mis en évidence par M. Thiriac, qui a obtenu les mêmes résultats en excitant les plexus nerveux
. chez des chiennes. D'ailleurs, on voit des symptômes
analogues dans l’ovariotomie, Phystérectomie,. € É les opérations sur l'appareil génital de la femme.
Ceci n’est pas d’ailleurs spécial à la torsion de la -salpingite, mais. se rencontre dans toutes les torsions
mt DA er spontanées de pédicule. On le trouve communément dans les kystes de l’ovaire. Il a été même signalé dans un cas de torsion de la raté. Dans une observation prise dans le service de M. Terrier on fait mention d’une jeune fille qui, deux Eeures après le déjeuner, fut prise de douleurs abdominales, de ballonnement et de vomissements. La face est pâle, les yeux éxcavés, le pouls petit, à 120 ; pas de gaz par l’anus. À l’ouverture du ventre, on constate une rate volumineuse tordue deux fois en son pédicule. Mais les phénomènes ne se présentent pas toujours avec cette intensité, IS se bornent, dans la majorité des cas, à une douleur très violente et très vive, et aux vomissements. L’altération du facies qui est presque constante, n'apporte souvent que peu de lumière au diagnostic.
Examen local. — Au moyen de la palpation, 6h peut
déterminer au niveau de la lésion, de la douleur. Gelle-ci
en gènéral n’est pas très vive. Warnek à pu explorer, sans éveiller aucune réaction pénible, une de ses maiades ét sentir le pédicule qui lui sembla tordu. C’est 1à un fait exceptionnel et l’on ne devra pas compter en clinique sur un tel signe : les parois abdominales ne sont pas souvent aussi complaisantes, qu’elles permettent un aussi délicat et minutieux examen.
Le toucher permettra de sentir que l'utérus est libré É
ne fait pas corps avec la tumeur ; ; celle-ci sera perçue dans.
un des culs-de-sac.
En complétant par l'exploration bi-manuelle où pourra
délimiter la tumeur, la trouver volumineuse et nettement annexielle. Peut-être parviendra-t-on également à sentir le pédicule, mais rarement à percevoir là présence de
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—2% — — spires. Cette exploration retire presque. toujours de placer la tumeur au niveau des annexes, et si Delbet a
D: © pu ignorer cette localisation chez sa malade, c’est que le es tableau symptomatique simulait à s’y méprendre l'occlu- /
sion intestinale et qu'il ne pat pratiquer pa CES géni- E SC PER | É sf a. ee En résumé, la torsion: d'une salpingite s'accompagne | Ate d’une douleur très vive pouvant & aller à la syncope, dun | ee état général qu ’on désigne sous le nom de péritonisme, SES 2 + | eo d’une augmentation de la tumeur située au niveau des à ne annexes. Rarement le toucher ou u le-palper permettront Le cu Lx un is corde
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