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L’occlusion incomplète des intestins était occasionnée par une adhérence de deux anses'intestinales avecle pédicule droit; qui n’élait pas suturé superticiellement ; une anse était soudée par sa surface périphérique, et sa voie était libre ; l’autre anse soudée à angle aigu contenait aussi des excréments et des gaz;
mais son calibre était bien rétréci.
Après avoir détaché ces adhérences, ainsi quecelles que nous avions laissées intactes à notre première intervention chirurgi-
cale, les bords de la plaie furent réunis par des sutures.
Après l'opération, les vomissements ne cessèrent pas, et, à 3 heures d'après-midi, survirt la mort. A l’autopsie, il futimpossible d'apprendre quelque chose depositif, Dans la cavitéabdominale, nous n'avons trouvé ni une hémorrhagie, ni un exsudat quelconque ; le rétrécissement d'intestin, que nous avions séparé pendant notre seconde opération, étaittrès peu prononcé.
L'utérus était gros, mais ” cavité tout-à-fait normale.
La préparation que nous avons faite à notre première opération présente les détails suivants : les deux trompes sont volumineuses ; la trompe droile communique immédiatement avec le kyste de l’ovaire (kyste tubo-ovarien). La mem brane muqueuse, à partir du bout ulérin de la trompe jusqu'à son bout abdominal ne présente aucune altération visible. Maïs les ampoules sont remplies de papilles qui ressemblent à des chouxfleurs ; dans la trompe gauche ces papilles ont des pédicules. On peut bien examiner la structure carcinomateuse de ces papilles sur deux microphotographies, exécutées par M.N. NikiforofT, professeur d'anatomie pathologique à l’Université de Moscou, à qui j'exprime ici ma plus vive reconnaissance. Comme
ni dans l'utérus ni dans les ovaires, il n’y avait aucune altéra-
SONT io tion carcinomateuse, il faut considérer ce cas comme un carcinome primitif des trompes.
Selon moi, on peut expliquer l’issue fatale par un shock pendant la seconde intervention opératoire ; ileut été de beaucoup préférable de ne pas entreprendre cette opération : l’occlusion
incomplète d'inlestin aurait probablement cédé aux moyens
thérapeutiques prolongés.
Vu par le président de la thèse GUYON.
Vu bar le Doyen, BROUARDEL.
Vu et permis d'imprimer, Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris,