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examen, que la malade portait un fibrome utérin interstiliel assez volumineux, qui lui occasionnait des douleurs pelviennes assez vives.
C’est une personne de 46 ans, secondipare. A cause de l'in- {ection syphilitique présumée, j'abandonnai toute idée d'’intervention opératoire immédiate.
Je revis la malade environ un mois après. Son état général s’étail considérablement modifié ; elle maigrissait rapidement, se plaignait d’inappétence, d’insomnies occasionnées par des douleurs pelviennes constantes dans la fosse iliaque gauche.
L'examen nous décéla l'existence d’une vaste tumeur annexielle gauche (salpinx). Nous soumîmes la malade à un traitement palliatif pendant quelques jours, au bout desquels
une tumeur annéxielle s'était développée du côté droit. Ces
deux tumeurs étaient très volumineuses, fluctuantes, douloureuses. Etat général mauvais ; fièvre le soir.
. Nous engageâmes la malade à se faire opérer, ce à quoi elle. consentit quelques jours plus tard.
L'opération (15 juin 9%) fut laborieuse, à cause de la situation élevée du fibrome et des adhérences contractées par les annexes. Elle fut pratiquée par la voie vaginale: morcellement partiel du fibrome, extraction en bloc de l'utérus et des annexes.
Pendant les manipulations, nous ouvrimes un vaste abcès de l'ovaire droit, ce qui donna issue à une grantle quantité de pus
fétide.
- Malgré cet incident, après l’ablation complète et la toilette du pelvis, nous remplaçcâmes immédiatement les pinces à forcipressure par autant dé ligatures, et nous fimes extemporané-
ment la fermeture de la voûle vaginale au moyen de trois
points de suture, c'est-à-dire que, malgré l'écoulement de pus
pendant l’opération, nous ne fimes aucun drainage. Les suites opératoires furent apyrétiques et acjourd’hui la malade est en convalescence.
Pièces anatomiques. — Utérus à parois très épaisses; la cavité est complètement déviée à droite. Dans la paroi, uférine, au niveau du fond, se trouve un gros fibrome interslitielen partie morcelé. ë
Les annexes droites sont déchiquetées; lésions : vaste pyosalpinx et abcès de l'ovaire.
Annexes gauches. — La trompe est énormément distendue en massue. À environ 3 centimètres de l'utérus, elle présente une
torsion complète sur son axe.
Ea portion de la trompe voisine de l’utérus est variqueuse et présentait au moment de l'opération, une coloration verdâtre rappelant la gangrène. Au-delà du point de torsion, la trompe se dilatait en boudin, ayant son plus grand développement au niveau du pavillon : contenu purulent. É
Jamais, jusqu’à ce jour, je n'avais eu l’occasion de rencontrer la torsion de la trompe. Je ne crois pas que dans ce cas ce soil l’origine du salpinx, à cause des lésions similaires de l'anitné côté. J'estime plutôt que la torsion fut postérieure, et ne précéda que de peu de temps l'opération. La minceur des parois au niveau de la torsion, le développement et la presion:des parties lubaires situées en deçà et au-delà,-eussent certainement. ame né très rapidement une ruplure complète.
Le fait est important à signaler comme contribution à. l'étude de l'étiologie des péritonites d’origine annexielle.
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Observation. IX (Warnek).
Canter primitif des trompes. Kyste tubo-ovarien droit, Torsion des pédicules, N. Archives de Gynécot. et d'Obstétrique, 1895.
Nous avons ajouté ce cas à nos observations, bien qu’il ne s’agisse pas de salpingite, à cause de l’analogie de mécanisme.
Le 29 août 1893, entra dans mon service une cuisinière, âgée
de 43.ans ; elle se plaignit d’une métrorrhagie et de douleurs
dans le ventre.
La malade est d’une famille saine. Avant 17 ans, elle fut
atteinte d'une pneumonie ; elle souffrait souvent de douleurs
dans le ventre, et, depuis longtemps elle abusait de l'alcool. Réglée à 18 ans ; les règles venaient toutes les trois semaines pendant huit jours, très abondantes, mais sans douleurs. Dans
les derniers temps la menstruation était devenue beaucoup
plus abondante. Elle avait eu trois enfants; le dernier il y a
12 ans ; après les couches elle se portait bien. Le 19 août, au soir, elle avait porté un grand panier : la nuit elle avait eu d’atroces douleurs dans le ventre, de la fièvre et des douleurs pendant lamiétion: Le 21 août, survint une métrorrhagie. Pas de vomissements. se : ,
La malade est tres anémique, épuisée, el d' une constitution assez faible ; les reins sont atrophiés.
Le ventre est ballonné et au-dessus de la ei on
reconnait. une tumeur fluctuante, peu mobile, dure et grosse
comme le poing. Le cul-de-sac droit est un peu refoulé, on y
sent un cordon, qu’il est impossible de rattacher à la tumeur,
Dans le cul-de-sac antérieur et un peu à gauche, on set lan partie inférieure de la tumeur. Plus bas, dans le cul-de-sac gauche, on sent la trompe enflée, douloureuse, qui se dirige en arrière du cul-de-sac droit. L'’utérus est volumineux ; il se trouve dans sa posilion normale, mais il présente des allérations dues à une métrite chronique. Pouls 9%, assez faible ; les arlères un peu dures ; la température est normale et les autres organes ne présentent rien d’extraordinaire.
Diagnostic. — Kyste de l'ovaire droit avec torsion du pédicule et salpingite gauche. La malade ne se décida à l'opération proposée qu’au bout d’une semaine. La métrorrhagie cessa le lendemain, mais les douleurs restèrent les mêmes.
Le 7 septembre. — Opération. La cavité abdominale ouverte, nous avons trouvé deux tumeurs dans le bassin : la-tumeur , droite, un kyste tubo-ovarien, se trouvait un peu en-avant de. lä corne gauche de l'utérus ; elle était soudée avec la surface antérieure du fond de la matrice ; la tumeur gauche, la trompe gonflée, était située en arrière et à droite de l'utérus, et réunie à la face postérieure du ligament large, droi!, et au cul-de-sac de Douglas. Les deux pédicules étaient tournés 1 1/2 fois autour de leur axe. ; |
Pendant l'opération, la tumeur droite se rompit et son conte- | nu, d’une couleur rouge foncée, se répandit, entra dans la cavité abdominale. Ligatures des pédicules et ablation des tumeurs. Le pédicule gauche fut suturé superficiellement avec le catgut, tandis que le pédicule droit fut laissé sans sutures.
Nous avons trouvé encore des adhérences entre les intestins et le ligament large droit ; mais comme ces adhérences étaient assez fortes et ne présentaient aucun obstacle pendant l’opé-
ration et même avant l'opération elles ne causaient aucun in-
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convénient par leur présence, nous les avons laissées intactes ; la paroi abdominale fut réunie comme toujours.
La plus sérieuse complication dans la période post-opératoire fut le vomissement; malgré la température normale, malgré l’état général satisfaisant, les vomissements persistèrent depuis le lendemain de l'opération jusqu'à la mort.
La malade eut des selles après lequelles les vomissements devinrent un peu faibles. Il y eut même deux jours où elle vomissait seulement 2 3 fois par jour ; l'appétit bon, la plaie
abdominale se cicatrisa par première intention. Le dix-septième jour après l'opération, les accès, les vomissements s’âggra-
vaient, la malade allait mal à la selle, le ventre devenait gonflé et sensible. $
Le dix-huitième jour les vomissements avaient une odeur fétide et le lendemain ils conténaient des exeréments. Un lavement, administré deux fois, provoqua une selle; les vomissements devinrent moins abondants, mais le vingt-et-unième jour ils s’aggravèrent de nouveau.
La malade se plaignit de vives douleurs dans le ventre, qui était très sensible à la pression, surtout dans la fosse iliaque droite. Le pouls quoique très faible, était tout à fait régulier. Comme il n’y avait aucun doute que nous avions à faire à une occlusion intestinale quoique incomplète, nous nous décidâmes d'entreprendre une laparotomie, que, j’exécutai le 26 septembre à midi.
‘ L'incision fut faite sur la cicatrice de la paroi abdominale, qui était uSsez dure; quand la cavité abdominale futouverte, il devint clair que l'épiploon étail soudé avec la surface postérieure de la cicatrice ; les intestins étaient très ballonnés, mais leur
couche séreuse était tout-à-fait pâle et iuisante, Maillard 5