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malgré de patientes recherches, Warnek ne put dans un cas le trouver pour l’ôter. :
La trompe tordue sur son pédicule affecte à peu près les mêmes rapports que la salpingite ordinaire. On l’a trouvée rejetée en arrière et portée dans le cul-de-sac postérieur ; on l’a trouvée aussi, étendue transversalement de la corne utérine à la fosse iliaque : ce sont les situations de l’état pathologique banal. Elle peut toutefois sortir du bassin et Se développer dans la cavité abdominale. Chez le malade d’Hartmann elle occupait l’hypogastre, la moitiè gauche de la région ombilicale, la fosse iliaque du même côté et remontait au-dessus de lombilic.
— La torsion se produit indifféremment sur l’une ou l’autre trompe, nous l’avons trouvée quatre fois à droiteet quatre fois à gauche.
Péèdicule. — Iestintéressant de connaître la constitution du pédicule car cette étude nous aidera à eomprendreles modifications apportée, par la torsion dans l’évolution des la salpingite. Nul à l’état normal puisque la trompe est, largement fixée dans le bassin par le ligament large, iln’est créé que par l'affection elle-même.
I est constitué alors par la trompe elle-même, le ligament large dans le dédoublement duquel elle se trouve, des artères, des veines etdes nerfs. La description de la trompe comprise dans le pédicule est faite en détail par M. Hartmann. « La portion de la trompe prise dans le pédicule est à peine grosse comme une plume 'oie: aussitôt après, elle devient comme le pouce et son volume va encore en augmentant vers le pavillon : en coupant la trompe on obtient destranches d’un rouge: sombre presque
le
noires. dans le tiers interne la lumière est très étroite par rapport à l'énorme épaisseur des parois. Mais plus en dehors elle devient elle-même considérable et c’est par cet orifice ayant 2 centimètres que s’ouvre la trompe dans le kyste contenant l’épanchement sanguin.
Les artères de l’oviducte proviennent de deux sources : de l’utérine et del’ovarienne. L’utérine se prolonge au-dessus de la trompe en une petite artère flexueuse et à direction transversale : c’est l'artère tubaire interne. L’ovarienne abandonne également une collatérale ascendante qui court le long de la trompe et porte le nom d’artère tubaire externe. Ces deux artères tubaires cheminent en sens inverse, s’anastomosent à plein canal et forment une longue arcade $sous-tubaire dont les rameaux abordent la trompe par son bord inférieur et se terminent en un riche réseau à mailles polygonales au niveau de la muqueuse.
Les veines issues de la trompe se dirigent vers le mésosalpinx et y forment un réseau à mailles très larges allongées parallèlement à l’axe de la trompe ; finalement elles se jettent dans l’utéro-ovarienne.
Le pédicule qui comprend ces divers organes est en général assez grêle. Toutes nos observations font mention de cette petitesse : « Le pédicule est très mince, du volume du petit doigt à peu près et on y voit nettement des replis en volute qu’indiquent une torsion évidente » (Delbet). « Les deux tiers externes de la trompe étaient unis au tiers interne parc un cordon mince, long de 4 centim.» (Warnek) « On s'aperçoit que le pédicule est tordu sur. lui-même et que ce pédicule, de la grosseur d’une plum