‹ De La Toux Dans La Tuberculose Pulmonaire Chronique Ses Complications Essai De Traitement SymptomatiqueChapitre 9 sur 37 · AIT · texte numérisé non relu

AIT

cipliné, force lui sera de recourir aux agents thérapeutiques. Ceux-ci sont très nombreux. De tous, le plus anciennement employé, mais aussi le plus efficace, est l’opium. Ses différentes préparations galéniques, telles qu’extrait thébaïque, sirop d'opium, et ses divers alcaloïdes et leurs dérivés, tels que codéine, héroïne, péronine, dionine, sont d’un usage courant. Un de ses alcaloïdes, la papavérine, avait été relégué dans le groupe des convulsivants. Elle commence à sortir de l’ombre où elle est restée pendant longtemps. Popper l’a essayée, avec succès semble-t-il, dans la coqueluche. Nous avons pensé à l'utiliser contre la toux quinteuse de la tuberculose pulmonaire chronique. Nous nous sommes servi, pour les raisons que nous indiquons dans le cours de notre travail, de l’association pantopon-papavérine-éther sulfurique d’atropine. Cette formule n'est point nôtre. Spécialisée sous le nom de spasmalgine, elle a déjà fait l’objet de nombreuses études, tant au point de vue expérimental qu’au point de vue de ses résultats cliniques. Nous nous sommes permis de l’adopter parce qu'elle rentrait bien dans le cadre des idées que nous voulions vérifier.

Le plan de notre modeste travail est le suivant : Dans un premier chapitre, il ne nous a pas paru inutile de rappeler toutes les données de physiologie qui ont trait à la toux, parce qu’elles donnent l’explication de bien des faits cliniques. Dans le deuxième chapitre, nous avons.passé en revue les caractères de la toux aux diverses périodes évolutives de la phtisie et les complications que peut provoquer ce symptôme dans certains cas. Le troisième chapitre comprend l’étude des différents composants de l'association que nous avons employée. Nous rapportons ensuite nos observations. Viennent enfin les résultats cliniques et les conclusions.

Page 1