LOCO Ciao
= 2% — à devenir lorigine d’un épithélioma. Ainsi, aux membres, où les épithéliomas sont rares, on voit quelquefois ces tumeurs se développer sur des angiomes. Le rôle de l’angiome est purement étiologique, comme celui d’une vieille cicatrice ou d’un vieil ulcère. »
Si la question de la transformation maligne du nœvus vasculaire est controversée, il n’en est pas de même en ce qui concerne le nœvus pigmentaire. Ici, tout le monde est d'accord sur la possibilité et même sur la fréquence relative de cette dégénérescence. Mais la discussiou renaît avec la question de savoir laquelle des deux dégénéresces épithéliale ou sarcomateuse est la plus fréquente. Nous y reviendrons dans un instant.
Cliniquement, la transformation maligne du nœvus a été observée dès le commencement de ce siècle. La première observation est due à Wardrop (1); elle a trait à une jeune fille de douze ans chez qui un nœvus de l’abdomen s’était transformé en fungus hématode.
Une observation analogue est publiée quelque temps après par Lawrence (3).
Boyer (3) écrit que si l’on peut voir des nœvi vasculaires (?) dégénérer en fungus, ceux-ci ne présentent pas
de danger.
Norris (4), se basant sur un cas personnel, insiste sur
1. Wardrop. Observ. on fungus hem. or doft cancer in sever. of the most imfort. org. of hum. body. Edinburg 1809.
2, Lawrence. Medico chir.; Trans. publ. by med. and surg soc. of London, 1812.