‹ De la Transformation Maligne des NœviChapitre 16 sur 35 · LOUE · texte numérisé non relu

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comes, soit en carcinomes tout en considérant la première comme fréquente.

Cornil et Trasbot (1) sur sept faits qu’ils ont examinés au microscope chez l’homme et un grand nombre chez le cheval, ont constamment trouvé la structure du sarcome et pas une seule fois celle du carcinome.

Charles Robin (2) émet une opinion diamétralement opposée: « Les tumeurs épithéliales papilliformes pigmentées, dit-il, qui ont ainsi pour point de départ évolutif et de leur généralisation des verrues colorées et des nævi représentent à peu près la moitié des cas de mélanose, observés.

« Ils offrent la marche et la gravité dues à leur généralisation, propres aux tumeurs épithéliales ; mais toutefois, il n’est pas douteux que suivant les remarques d’Alibert, de Cruveilhier, de Lebert, de Virchow et autres, la présence du pigment mélanique augmente leur tendan ce à se reproduire sur place après leur ablation et à se généraliser.

Aiusi ces tumeurs sont de nature éprthéliale et il faut se garder de croire, contrairement à ce qu’avance Virchow, qu’elles soat sarcomateuses, c’est-à-dire fibro-plastiques ou de la nature du tissu cellulaire et que les espèces de verrues et de nœvi dont il a été question plus haut se transforment en sarcomes pigmentés ou non, sous l'influence des irritations locales, des exanthèmes,

dela variole, etc.

1. Mémoires de l'académie de médecine. 1868. T. 28. p. 353. 2. Ca. Robin Dic!. encycl. des Sc. Méd. Art. Milanos e.

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Ilest vrai que, dans bien des cas, surtout lorsqu’elles Sont encore petites, non ulcérées, et lorsqu'elles siègent dans des régions où la peau estépaisse, comme à la plante du pied, ces tumeurs ont à l'œil un aspect avaloque à celui des tumeurs dites fibro-plastiques ou sarcomateuses ».

Heurtaux (1)se basant sur des observations personnelles et sur celles tirées des auteurs, admet comme les plus fréquentes les tumeurs sarcomateuses.

« L’épithéliome superficiel, dit White (2), débute souvent par une petite production que le malade considère comme un bouton insignifiant, ou peut-être, avec plus de raison, Comme une verrue ou un grain de beauté existant depuis uae époque dont il n’a plus le souvenir, car cette forme de mal a souvent pour siège et pour origine une de ces inoffensives tumeurs ».

« Les nœvus, dit John Wyeth (3) peuvent,sous l'influence d’une irritation, s’enflammer s’ulcérer, ou se transformer en tumeurs malignes. On a fréquemment décrit des carcinomes, surtout mélaniques, qui s'étaient développés sur un nœvus pigmentaire enflammé ».

Vazeilles (4) admet la transformation épithéliale comme plus fréquente. De même Chambard (5), qui crée l’espèce carcinome réticulé qu'il considère comme le type de

l'épithéliome consécutif aux productions congénitales.

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