Vazeilles. Th. Paris
5. Chambard. Annales de Dermat. et de Syphiligr. 1883. p. 67.
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Picot (4) est également partisan de la dégénérescence épithéliale.
« L’épithéliome, écrit-il, s’observe souvent à la peau, autour des spili ou grains de beauté, sur les verrues et les nœvi vasculaires; il forme ces productions que l’on appelle aussi cancers mélaniques ».
Guibout (1) est du même avis.
Renoul a fait une étude importante de cette question. Il rapporte dans son travail cent vingt-et-une observations de tumeurs développées sur les nœvi. Pour cinquantesept d’entre elles, le diagnostic anatomique est indiqué et l’on trouve quarante-et-ua sarcomes et seize épithéliomes. Il est vrai que pour beaucoup d’entre elles, ce diagnostic a été posé à vue d’œil,ce qui naturellement expose à de graves erreurs. Par contre,les observations faites par Renoul dans le laboratoire d’anaiomie pathologique de l’école de Nantes, donnent un résultat absolument différent, puisque sur quinze tumeurs développées sur des nœvi et examinées au microscope, trois seulement sont des sarcomes, L’examen microscopique a été fait une première fois lors de l’ablation des tumeurs et une seconde fois lors de la confection du travail etle diagnostic primitifa toujours été confirmé. La statistique en question présente donc toutes les garanties d’exactitude possibles et justifie, dans l’espèce, l’assertion de Renoul à savoir que la dégénéres-
cence épithéliale est plus fréquente.