‹ De la Transformation Maligne des NœviChapitre 21 sur 35 · Delbanco. Voir Mémoire précédent · texte numérisé non relu

Delbanco. Voir Mémoire précédent

Ep

fants, a remarqué : 1° l’active prolifération des cellules épidermiques ; 2° l’invagination dans le derme de cellules néo-formées, sous forme de cylindres; 3° la disparition graduelle des cellules d'origines épidermiques ; 4 l’isolement des cylindres cellulaires au sein du tissu conjonctif dermique. Ces caractères ont été observés sur les deux nœvi, dont un seul était pigmenté. |

Kromayer (1), qui, en 1892, était hostile à la théorie de Unna, est revenu sur ses premières assertions et partage complètement les idées de ce dernier auteur.

En résumé, par ce qui précède, on voit que deux théories sont en présence pour expliquer la nature des cellules intra-dermiques des nœvi : la théorie conjonctive et la théorie épithéliale.

Tailhefer (voir obs. IV et V) se déclare partisan de la théorie épithéliale. Pour lui,les cellules intra-déermiques, de nature épithéliale, peuvent être logées dans des alvéoles qui ne différent en ri:n des alvéoles des épithéliomes alvéolaires, témoin l’observation du professeur Audry (voir obs. IV). « Puisque, dit-il, nous admettons la théorie épithéliale, nous devons conclure que la tumeur examinée par M. Audry était un véritable épithélioma alvéolaire, c’est-à-dire un carcinome ». Or, le nœvus en question avait un aspect absolument normal et nullement celui d’un épithélioma. Il en arrive à conclure que les nœvi possèdent dans leur derme de véritables carcinomes

latents, de véritables épithéliomas, qu’il appelle volontiers

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