Ibid, p
pl êt héréditaires ne présentent pas d'intérêt pour la question qui nous occupe. Nous allons les signaler cependant, mais succinctement, pour que notre observation soit complète.
Père, mère et sœurs goitreux. Hémorroïdes qui n’ont saigné qu’une fois, à 22 ans, et qui ont guéri depuis ; deux angines, l’une à 27 ans, l’autre à 35 ans.
Pendant six ans, de 29 à 35 ans, troubles gastriques suivants: douleur au creux épigastrique, s’irradiant sur toute la face antérieure de la région épigastrique et du thorax, se produisant longtemps après les repas. Pas de vomissements. Langue saburrale. Pendant 2? ans, de 33 ans à 35 ans, ictère peu intense qui provoquait de vives démaageaisons sur fout le corps, sauf sur le dos où siégeait le nœvus. Cet ictère et ces troubles gastriques ont cédé à la suite de l’application d’un vésicatoire sur la région hépatique. Tel est le passé de notre malade et il ne nous paraît pas avoir derelation avec les lésions que nous allons étudier.
Il y a 10 mois environ, un nœvus pigmentaire situé sur la face postérieure gauche du thorax, sur une ligne passant au niveau de l’anzle inférieur de l’omoplate, et tout près de la colonne vertébrale, a été le siège d’une hémorrhagie. Quelques jours eprès cette hémorrhagie, deux tumeurs apparurent l’une à côté et à gauche du nœvus, l’autre dans l’aisselle gauche.
Elles ont complètement différé l’une de l’autre par leurs symptômes et leur évolution. La tumeur dorsale démangeait ; la tumeur axillaire ne gênait que par son volume. La tumeur dorsale acquit rapidement des dimensions considérables, puis elle s’affaissa et devint toute petite. Li tumneuc axiliairs à grossi peu à peu, restant indolente jusqu'au moment où deve -
nue volumineuse, elle comprima quelques filets nerveux er
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cette compression devait être minime, puisque la tumeur l’était aussi, apparaissant très irrégulièrement. Enfin, il y à 6 mois, tout le système pileux de notre malade, qui était brun, a blanchi sans cause appréciable et d’une façon progressive. Quant à l’état général il est toujours resté excellent. L’examen du malade nous fait voir un nœvus pigmentaire plat, de petites dimensions et d'aspect normal,au lieu que nous avons indiqué. A côté de lui siègent deux petites tumeurs adhérentes à la peau, qui est rouge.
L'une de ces tumeurs, la plus voisine du nœvus, a le volume d’une amande très aplatie ; l’autre située plus en dehors sur la ligne horizontale à l’angle de l’omoslate, ressemble à une fève. Ces deux tuméfactions paraissent être de nature inflammatoire. Dans l’aisselle gauche, sur la partie inférieure du bord antérieur du pectoral, nous trouvons une tumeur grosse comme une orange, très dure, bosselée non douloureuse, très mobile, non adhérenle à la peau qui est sillonnée par des veines dilatées et présente rois petites zones rouges. Immédiatement au-dessous de la partie inférieure de ceite tumeur, nous Louchons une petite tumeur très mobile, adhérente à la peau. En faisant un palper attentif de la grosse tumeur exillaire, il nous semble qu’elle est constituée par deux lobes réunis par un cordon peu épais : l’un de ces lobes est dans l’aisselle, nous l'avons déjà décrit ; l’autre plonge profondément dans le creux axillaire ; il a le volume d’une pomme,
En outre nous remarquons que notre malade porte autour du cou un collier de taches pigmentaires ; il ne peut nous donner sur elles aucun renseignement car il ignorait leur existence. L'examen des viscères reste négatif. Il n’y a pas de mélanine
dans l'urine, L’acuité usuelle est de 2/3 pour l'œil droit et de 1