Renoul. Des Epithéliomas développés sur les nœvi. Th. Pa
ris, 1891-92.
Oo
croire situées dans l’intérieur d’une cellule. IT faut donc admettre ou qu'ily adu pigment intercellulairelibre dans l'épaisseur du tissu, ou qu’un certain nombre de cellules pigmentées sont accolées pour former une masse uni que.
La couche profonde du derme est moins riche en pigment : les corpuscules noirs sont et plus petits et plus disséminés. On en trouve jusqu’à une distance de 300 +. du sommet des papilles.
Renoul a observé une disposition particulière des corpuscules pigmentaires, sur laquelle il a cru devoir appeler l'attention. Sur un grand nombre de coupes, il a trouvéles granulations pigmentaires en connexion intime avec les vaisseaux, tantôt on les dirait contenues au milieu même des capillaires cutanés, tantôt elles sont plutôt comprises dans l’épaisseur de leur paroi. Il en tire cette conclusion qu'il y a là l'expression d’une lésion vasculaire qui expliquerait la malignité parfois considérable des tumeurs qui se développent dans ces tissus.
Le tissu adipeux qui entoure les glomérules des glandes sudoripares est tantôt très réduit, tantôt totalement disparu. Le calibre du tube est généralement diminué.
Enfin, il peut exister au niveau du derme, une altération qui n’est pas constante (Renoul ne l’arencontrée que sur un seul nœvus) mais sur laquelle il faut insister : c’est la présence de cellules embryonnairse.
Sur le nœvus en question, on voyait au-dessus et à la base même des papilles, une zone d'infiltration embryonnaire s'étendant en profondeur jusqu’à une distance de
lea) sc
La limite inférieure de cette zone est nette et fait suite aux faisceaux conjonctifs normaux ; la limite supérieure est moins régulière : ça et là elle pousse des prolongements jusque dans les papilles, peut-être le long des vaisseaux. Au niveau de la partie supérieure, les éléments de la zone embryonnaire se tassent et présentent à la coupe l’aspect d’un ganglion lymphatique légèrement scléreux.
Dans son épaisseur se voient un grand nombre de fentes vasculaires à parois fort délicates et souvent infiltrées de pigment. On croirait presque, en présence de lésions pareilles, assister à une dégénérescence sarcomateuse.
Telle est, sommairement présentée, la structure intime des nœvi. Nous aurons l’occasion d’y revenir dans le chapitre suivant, en parlant des transformations malignes de ces productions et en examinant les diverses théories pathologiques émises par les nombreux auteurs qui se sont
occupés de la question.
Delisle 2