‹ De la Transfusion sanguine chez le ChienChapitre 5 sur 52 · RES · texte numérisé non relu

RES

et ces quelques instants permettent toujours au sang de se coaguler à l'intérieur des tuyaux de caoutchouc. Sans doute, AU LABORATOIRE, quand il s’agit de faire une transfusion expérimentale, peut-on, avec tout le personnel nécessaire, en assujettissant convenablement les animaux et même en dénudant les vaisseaux, obtenir d'excellents résultats avec la seringue de Jubé ou tout autre instrument analogue: mais lorsqu'on vert faire cette transfusion d’une façon courante et économique, on est obligé de recourir au citrate de soude en dépit de sa toxicité et tant qu’on n'aura pas trouvé de meilleur anticoagulant.

La seringue de Tzanck ayant le même principe que la seringue de Jubé présente dans son emploi les mêmes inconvénients pour le chien et l'usage clinique vétérinaire. Quant à la seringue à piston autovaselineur de Bécart elle est excellente, mais le travail minutieux est long nécessité par le paraffinage nous a paru la destiner plutôt à un usage de laboratoire.

L'action du citrate de soude sur l'organisme avait déjà été bien étudiée par M. le Professeur PANISSET et M. le Professeur VERGE qui en ont fait une communication à la Société de Pathologie Comparée en janvier 1925. Cependant sur le conseil de M. le Professeur PANISSET lui-même, nous avons repris cette étude afin de bien déterminer la dose mortelle de ce produit, le seuil des premiers signes d’intoxication, la description des symptômes spécifiques et leur analogie ou différence avec les autres chocs et d’entrevoir ainsi, si possible, la nature exacte de l'intolérance citratique.

L'emploi d’un anti-coagulant conduit naturellement à opérer en deux temps :

1° Récolte du sang qui peut alors être rapide.

2° Injection intraveineuse de ce sang qui peut alors se faire dans tout le temps désirable.

Pour la récolte du sang, différents procédés ont été essayés. La ponction cardiaque recommandée par divers auteurs et dont la technique fut bien mise au point dans la thèse de MURET, ne nous a pas toujours donné de bons résultats : nous en expliquerons les raisons. La ponction des veines des membres saphène et radiale nous a paru impropre à une récolte, nécessairement assez importante de sang. La veine jugulaire comme le conseillent Messieurs les Professeurs PANISsET et VERGE nous a paru préférable à cause de son calibre qui facilite la ponction et la rapidité de la récolte par l'emploi d'une aiguille de gros calibre; on peut obtenir enfin, de la région cervicale, une immobilité plus parfaite.

Page 1