CET TES
Malvoz (1), dans ses recherches extrêmement minutieuses et intéressantes, arrive à des conclusions sensiblement analogues à celle de tous les expérimentateurs qui se sont occupés de la question après MM. Straus et Chamberland (exception faite de M. Wolf).
Les examens: microscopiques pratiqués avec le plus grand soin, sur les coupes des organes de 34 fœtus provenant de mères charbonneuses (lapines), n'ont pas fait découvrir une seule fois le bacillus anthracis, tandis que leur présence fut facilement constatée dans les organes maternels. | |
Les cullures, faites avec les méthodes réceutes et les précautions les plus rigoureuses, mont donné que trois . fois, sur 163 tubes et plaques ensemencés, un développement de colonies charbouneuses (le sang des fœlus de deux lapines sur quatre, ensemencé, n’a M donné de colonies charbonneuses).
Les deux autres lapines à résultals positifs, contenaient 18 fœlus. Avec le sang de ces derniers fœtus on avait préparé 90 tubes et plaques de culture, et c'est sur ce nombre que trois tubes ont présenté NE colonies de bacilles charbonneux.
Sur trois lapins inoculés avec les organes fœtaux, un seul est mort, et cela après l’inoculation d’un foie fœtal entier.
Latis (2) inocule le charbon à 15 femelles de cobayes
1. Malvoz. Sur le mécanisme du passage des bactéries de la mère | au fœtus, 1887.
‘2. Latis. Sulla transmissione del carbonchio della madre al feto.
Reforma medica, juin 1889.
nd —
pleines et 8 fœtus, il constate la présence du bacillus anthracis. L'examen microscopique ne permet pas de constater l'existence d'hémorrhagies placentaires, et il pense que le passage des bactéries s'effectue par simple diapédèse.
Birch-Hirschfeld (1) inocule le charbon à deux chèvres pleines portant chacune deux fœtus. Les deux chèvres succombent, Dans le sang et dans les organes des deux fœtus de la première chèvre, il constate la présence de la bactéridie charbonneuse par l'examen microscopique, par les cultures et par l’inoculation. Chez l’un des fœtus de la deuxième chèvre la recherche du bacillus anthracis donna des résultats négatifs ; pour le second fœtus la culture et l’inoculation donnèrent des résultats positifs.
Trois lapines furent inoculées et moururent du charbon, et les onze fœtus provenant de ces lapines, ni l’examen microscopique, ni la culture, ni l’inoculation ne permirent de constater la présence de la bactéridie.
Deux autres lapines furent inoculées et moururent du charbon. La présence de la bactéridie charbonneuse put être constatée sur les 5 fœtus qu’elles portaient, par l’examen microscopique comme par la culture et par l’inoculation.
3 souris blanches, pleines, sont inoculées et meurent du charbon. Pour les 19 fœtus qu’elles portaient, résultat négatif. Une autre souris inoculée du charbon por-
1: Birch-Hirschfeld. Ueber die Pforten der placentaren Infection
des fœtus (Fiegler). Beitrage fur pathol. Anatomie, 1891, Bd, 9, p. 383. |
ve.
tait deux fœtus chez lesquels la culture décèla la présence du bacillus anthracis dans le foie.
On voit donc que les résultats obtenus par Birch-Hirschfeld confirment ceux auxquels étaient arrivés MM. Straus et Chamberland, Perroncito, etc., et la partie vraiment intéressante du travail de Birch-Hirschfeld est celle qui est consacrée à l’étude minutieuse des conditions anatomiques qui, dans le placenta de diverses espèces animales, peuvent faciliter le passage des bactéries pathogènes
ou leur apposer une barrière plus ou moins solide.
D’après les recherches du professeur de Leipzig, chez la chèvre, conformément aux types des placentas des ruminants, l’adhérence entre la partie maternelle et la partie fœtale des divers placentas (cotylédons) est très faible, de sorte que l’on peut facilement, et sans déterminer des lésions, les détacher l’un de lautre. Grâce à l'inclusion dans la paraffine on put pratiquer des ‘coupes portant sur les deux placentas accolés. Sur ces coupes colorées les bacilles se sont montrés excessivement abondants dans les vaisseaux du placenta maternel, ainsi que dans les lacunes intervilleuses ; on en trouvait aussi, mais en beaucoup plus petit nombre dans les villosités fœtales et dans l’intérieur des vaisseaux de ces villosités. La plupart des vaisseaux du placenta fœtal n’en contenaicnt pas. On voit donc que les bactéridies pénètrent des espaces intervilleux qui sont de véritables lacunes sanguines, dans les villosilés fœtales. Par places, sur, l’épithélium des villosités, se voient des points où existent des masses dégénérées homogènes, sans noyaux.