Netter. Soc. anatom., 19 mars et 9 avril
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remarquer M. Netter, (1) que l'enfant d’une femme pneumonique échappe fréquemment à l'infection, tandis que les embryons des lapins, souris et cobayes, sont presque toujours contaminés. |
Le premier exemple de œætte transmission pneumonique de la mère au fœtus, chez le cobaye, fut rapporté par M. Netter à la Société Anatomique du 9 avril 1886. :
Un cobaye, inoculéle 4° avril 1886 dans la plèvre avec les produits d’une endocardite ulcéreuse à pneumocoques, mourut le 6 avril au matin d'une pneumonie avec pleurésie double et péricardite. Dans la corne utérine gauche se trouvaient quatre embryons morts. Le placenta, le sang du cœur, le suc de la rate de deux de ces embryons, renfermaient des pneumocoques identiques à ceux de la mère. En outre, il y avait du liquide sanguinolent dans la corne utérine gauche et dans cinq gâteaux placentaires on constata des hémorrhagies.
En 1887, Foa et Bordone Uffredozzi (2) ont observé la transmission intra-utérine de l'infection pneumococcique chez la femme, et'ont fait des expériences pour s’assurer du passage de cette infection chez le lapin.
On sait que le’ méningo-coccus de ces auteurs n’est. autre que le pneümocoque de A. Fraenkel. Il s’agit d’une femme qui avorta au cours d’une pleuro-pneumonie et qui mourut deux jours après l'avortement. A l’autopsie, elle présenta une pleuro-pneumonie fibrineuse typique. Dans