Levy. — Arch. [. Espert Patholog., 1890. T. 26. Page
LÀ, Bo supérieur présente quelques infiltrations d'un gris-rougeâtre circonscrites. La plèvre gauche est couverte de fausses membranes et contient du pus. La raie est augmentée de volume, l’utérus n’a pas été examiné.
Autopsie de l'enfant. 9 mai (professeur Recklinghausses),
Les téguments fortement cyanosés présentent une teinte bleu grisâtre. Rien d'anormal aux orifices ni à l’ombilic. La plèvre droite est remplie d'un liquide séreux quelque peu sanguinolent. Les grosses bronches contiennent le même liquide en petite quantité. Cœur volumineux, mais normal ; le sang y est incomplètement coagulé. Le poumon droit surtout dans la partie postérieure du lobe supérieur est très dur, sans élasticité, d’un rouge brunâtre, la plèvre est infiltrée de sang, mais dépôt fibrineux. Les lésions du poumon gauche sont moins prononcées. Les parties antérieures des deux poumons sont plus molles, mais contiennent très peu d’air. La section nous apprend que les parties dures sont hépatisées et infiltrées de sang.
Des bronches s’écoule une écume rougeûtre. »
Le diagnostie après l’autopsie fut formulé de la façon
suivante :
Pneumonie hémorrhagique et catarrhale du poumon droit, forme lobulaire et lobaire, bronchite hémorrhagique. L'âge de la pneumonie, 3 Jours au plus.
L'examen microscopique direct des organes de la mère et de l'enfant a montré un nombre considérable de diplocoques encap-
sulés.
Les souris inoculées avec les produits des cultures sur l'agar-agar ont succombé à la septicémie pneumococcique (décrite par Fraenkel).
Les colonies, obtenues par la culture du sang fœtal,
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étaient bien plus riches en diplocoques que celles obtenues par la culture de l'exsudat pneumonique.
Ce travail intéressant confirme une fois de plus la véracité et l'importance des faits avancés par M. Netter.
L'observation de Viti (1), malheureusement trop incomplète, au point de vue des détails cliniques et anatomiques, démontre que le même agent infectieux qui détermine la pneumonie chez la mère, se localisant par l'intermédiaire du placenta sur le péricarde, la plèvre, le péritoine, peut déterminer des péricardites, des pleurésies et des péritonites chez le fœtus.
Une femme atteinte de pneumonie donna naissance 36 heures avant sa mort à un enfant assez bien développé ; mais il avait le teint cyanosé, la respiration faible, et à aucun moment on ne l’entendit réagir par des cris.
La mort survint 66 heures plus tard.
L’autopsie permit de constater une pneumonie lobaire du poumon gauche, une pleurésie fibrineuse du mème côté, une péricardite et une péritonite généralisée. L'examen bactériologique du sanz, de l’exsudat pneumonique, de lexsudat pleural, du péricarde et du péritoine à permis de constater partout des colonies pures de diplocoques. Aucun autre micro-organisme n’a pu être trouvé.
Il n’est pas question dans celte communication de l’autopsie de la mère.
Birsch-Hirschfeld (2) relate dans son important travail-
1. Viti Riforma Med., VI, 37, 98, (891. (Analysée dans Schmidt yarbüchen.
2. F. V. Birsch-Hirschfeld (Uber die Pforten der placentaren infec-
« sur les portes d'entrée de l'infection placentaire du fœtus » (Uber die Pforten der placentaren infection de Fôtus) deux cas de pneumonie transmise par l'intermédiaire du placenta de la mère au fœtus.
Chez une tuberculeuse l’influenza se compliqua d’une pneumonie, terminée par la mort. Celte femme, enceinte de 8 mois, donna naissance quelques heures avant de mourir à un enfant qui vécut à peine 48 heures. L’autopsie de la mère confirma le diagnostic de tuberculose et de pneumonie (hépatisalion grise); en outre, on constata une pleurésie purulente. La rate avait considérablement augmenté de volume.
Les cultures failes avec l’exsudat pneumonique ont été riches en pneumocoques de Frænkel, en staphylocoques et en streptocoques.
Chez l'enfant on trouva dans le poumon droit des foyers d'hépatisation rouge et d'hépatisalion grise. La plèvre était épaisse et couverte d'un dépôt fibrincux. Le poumon gauche contenait de l'air, la ratc était tuméfiée.
On fit des cultures avec l’exsudat pneumonique et la rate, les résultats furent les mêmes que ch2z la mère.
Des fragments de viscères de l'enfant (foie, rate) introduits dans l'abdomen d’un lapin, déterminèrent une péritonite suppurée, laquelle occasionna la mort en trois jours. À l’examen de l’exsudat du péritoine on a pu trouver des pneumocoques et des staphylocoques pyogènes,
Dans la seconde observalion, la mère a survéc'r en
donnant naissance à un enfant mort.
tions des fœtus, page 389 (Beilrage zur Path. anatomie und fur Alleg. Pathol.), 1391.