‹ De la transmission intra-utérine de certaines maladies infectieusesChapitre 28 sur 54 · RU PE · texte numérisé non relu

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pneumonie il convient, pour être complet, d'indiquer encore un autre côté de la question : nous voulons parler du cas où la mère présente une affection pneumococcique sans qu’il y ait du reste une pneumonie (1). La pathologie expérimentale nous a fait connaître l'existence et même la fréquence de ces manifestations, et la transmission de la mère au fœtus doit s’y trouver réalisée comme dans les cas de pneumonie. Il n'existe pas à notreconnaissance d’observalions complètes établissant le fait. Nous pouvons cependant invoquer celle de M. Heker remontant à une époque (1876) où il ne pouvait encore être question d'examen bactériologique. Ainsi, dans les cas qu'il rapporte il s’agit d'une femme qui succombe à une méningite suppurée. L'enfant extrait par l’opéralion césarienne meurt 34 heures après.

L'autopsie révèle chez lui, une pneumonie du lobe inférieur du poumon gauche {hépatisation rouge). La plèvre de ce côté renferme un exsudat trouble. Les deux feuillets du péricarde sont unis par de fausses membranes. M. Heker se demande si les lésions observées chez l’enfant ne sont pas dues « à la pénétration par fausse déglu- Lition des hquides de l’amnios » ? Il est évident maintenant qu’on connaît l'existence des méningites à pneumocoques et que le passage de cet agent infectieux à travers le placenta est établi, on ne peut considérer cette pneumonie de l’enfant, autrement qu’une transmission intrautérine du germe morbide qui a déterminé la méningite

chez la mère.

4. Boulay, Th. Paris 1891. Des affections à pneumocoques indépendantes de la pneumonie franche.

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