JAUNE
Pendant l'épidémie de fièvre jaune qui a sévi à Bar-
1. Gazette obstétricale de Paris, mars 1873 (Résumé dans laR M.
BmV Pen A celone en 1870, on observa le cas suivant de la contagion intra-utérine.
Une femme enceinte de neuf mois, présenta tous les signes d'une métro-péritonite et fut traitée par la saignée et le calomel. Au bout de deux jours, elle accoucha d'une fille qui mourut avec des vomissements noirs, des épistaxis et offrit post partum la coloration caractéristique du typbus ictorodes. La mère dont l’état s'était d'abord amélioré, bientôt présenta elle-même les symptômes de la fièvre jaune et succomba cinq ou six jours après les couches, dans un état ictérique complet.
Muis dans cette observation, comme le fait si justement remarquer l’auteur, il reste à déterminer si le fœtus a contracté la maladie avant la mère et si la métro-péritonite ante-parlum de la mère n’était sous l'influence de la maladie fœtale. Ou bien doit-on supposer que la mère portait déjà le germe de l'affection à laquelle succombait le fœtus alors que la métro-périlonite retardait chez elle le développement de la fièvre jaune ? »