‹ De la transmission intra-utérine de certaines maladies infectieusesChapitre 40 sur 54 · MORVE · texte numérisé non relu

MORVE

C’est un fait généralement admis parmi les vétérinaires que les juments atteintes de morve peuvent mettre au jour des poulains atteints de la même affection.

La preuve expérimentale de la transmissibilité du bacille de la morve de la mère au fœtus fut donnée pour la première fois par Lœffler. Une femelle de cobaye fut inoculée de la morve, et guérit; cinq mois après l’inoculation, elle mit bas un petit qui ne présentait au moment

SUR SEE de la naissance aucun phénomène de morve; mais un mois après il succomba présentant, à l’autopsie les lésions de la morve viscérale. Il n'y avait eu aucune contamination par le tégument externe, et l'on peut avec Lœffler, considérer ce cas comme un exemple de transmission intra-utérine du bacille de la morve (1).

Cadéac et Mallet (2) ont institué des expériences sur la transmissibilité intra-utérine de la morve. Les expériences ont porté sur le cheval, le chien et le cobaye. Sur 13 fœtus examinés, 2 seulement présentèrent des lésions morveuses. Ces faits établissent que cette transmission peut s'effectuer, mais qu’elle n’est pas constante.

Ferrarési et Guarniéri ont également trouvé le bacille de la morve dans la rate du fœtus de femelles de cobayes rendues morveuses (3).

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