‹ De la transmission intra-utérine de certaines maladies infectieusesChapitre 8 sur 54 · Communication verbale de M. le profess(ur Duval · texte numérisé non relu

Communication verbale de M. le profess(ur Duval

Paylovsky

nous le montrent lès pagés précédentés; variäblé non seulement d’une espèce animale à l’autré, mais encore aux différenles époques dé Son Aéveloppemént pour une même éspèce? Pourquoi tel microbe franchira-t-il lobstacle placentaire ; pourquoi tel autre s’y arrêtera-t-il ? Pourquoi le même miérobé passera -t=il dans plusieurs cas, non dans les autrés ?

Autant de questions qu’il est difficile, sinon impossible de résoudre äctuéllément. Cependant, les travaux de M. Malvoz à ce sujet semblent indiquer une voie à l’intéerprétation. Il s’agit, dans les recherches auxquelles nous faisons allusion d’inoculations de microbés non pathogènes, M. Malvoz établissant tout d’abord la division suivante : Sous le nom de microbes pathogènes, il désigne ceux qui sont capables de déterminer des. altérations des éléments histologiques. Les microbes non pathogènes sont ceux qui ne peuvent produire ces altérations.

M. Malvoz s’est efforcé de trouver l'explication des résultats si variables de la transmission du charbon dans le mécanisme par lequel s’effectue ce passage des microbes virulents de la mère au fœtus.

« Ne s'agit-il là, se demande-il, que d’une simple filtralion des éléments parasitaires à travers les parois des vaisseaux sanguins,ou bien les micro-srganismes ne franchissent-ils la barrière placéntaire qu’à la faveur de certaines altérations, vasculaires ou autres, à leur propre action ? »

Partant dé cé point de vuë, l'autéur étudie (rélativement à leur pénétralion chez le fœtus) l'effet de micro-

bes incapables dé produire des altérations histologiques;. :

soit de particules indifférentes, sensiblement analogues aux micro-organismes par leurs propriétés physiques, et se comportant, à ce point de vue, comme les microbes en suspension dans le sang, mais incapables de léser les tissus.

« S'il ne s’agit que d’une filtration, il est clair, dit M. Malvoz, que le placenta laissera passer ces éléments infiniment petits de la mère à l'embryon. »

Les trois expériences faites avec « les microbes non pathogènes » (deux avec des « micrococeus prodigiosus » et une avec des « micrococcus tetragenus ») ont donné des résultats absolument négatifs : dans aucun des cas, ni au moyen des cultures, ni à l’aide du microscope on n’a trouvé de microbes dans aucun organe foœtal.

L'auteur tire la conclusion suivante : « Les bactéries incapables de déterminer dés lésions histologiques ne franchissent pas la barrière placentaire. » D'autre part, quandil ya eu passage, les cultures faites avec le foie du fœtus ont toujours été beaucoup plus riches en bacilles que les cultures faites avec le placenta; celui-ci, malgré sa grande vascularisation, fixe donc bien peu des bactéries entrainées par le sang, c'est là une circonstance défavorable à l’envahissement du fœtus.

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