‹ De la traversée des Alpes par un chemin de ferChapitre 32 sur 45 · SS,13B · texte numérisé non relu

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Avant de déterminer le trafic nécessaire pour couvrir cesdépenses, il convient d'étudier le tarif auquel ce trafic peut être soumis.

Les bases de comparaison qui se présentent dans cette étude sont : 1° La quantitéde travail que nécessitera le transport; 2° l'importance du trafic; 3° la dépensé d'exploitation et l'intérêt du capital d'établissement ; 4° le coût actuel du transport.

Nous avons étudié la quantité de travail qéoessaire pour faire traverser les Alpes aux voyageurs et aux mardiandises et son prix de revient, mais noJis n'avons pas tardé àyTfr coanaitre que cette première donnée, qui se preste comme la plus simple -et la plus r^îonnelle, est, en réalité, la plus inexacte, parce que, ainsi que nous l'avons

déjà fait remarquer, l'avantage saillant de la solution du problème par les rampes de forte inclinaison exploitées par lés piachînes locomotives, c'est que l'accroissement de la dépense d'exploitation n'est nullement, dans ce système, en raison de Faugmentation de travail ; tandis que la solution par les grands travaux d'art et les souterrains produit des conséquences tout à fait opposées. Ainsi, la traversée du Simplon par des rampes de 50 m/m. coûtera 20 millions d'étaMissement, tandis qu'elle coûterait 43 millions par des rampes de 35 m/m. et avec un souterrain de 7,800 mètres,

Dans le premier cas, l'intérêt du prix d'établissement grève l'exploitation de 1,200,000 fr., soit 23,000 fr, par kilomètre, et, dans le second, de 2,580,000 fr. qui çori^pondent à 49,615 fr. par kilomètre pour ht même distance.

L'augmentation de 26,615 francs par kilomètre de voie rapportée h la circulation des trains, correspondrait à une dépeiise supplémentaire de 8 fr. 07 par kilomètre parcouru, tandis que la différence du prix de traction sur une rampe de 35 m/m. dans les conditions ordinaires, ou sur une rampe de 50 m/m., dans les conditions décrites, ne s'élèverait certainement pas à plus de 1 fr. 20 par kilomètre.

Ce simple exposé répand une vive lumière sur la question, il résume le mérite comparatif des deux solutions. Une résout cependaiit pas la question du tarif à appliquer aux voyageurs et marchandises traversant les Alpes. C'est sur la comparaison des dépenses d'exploitation qu*il faut s'appuyer pour fixer ce tarif que nous conàparerons ensuite avec le prix actuel du transport.

Cette dépense est établie, sur les chemins français, par l'extrait suivant des comptes de 1859:

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