‹ De la Trépanation Préventive Systématique dans les Fractures de la Base du CrâneChapitre 4 sur 18 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Dans les fractures de la voùte du crâne, on tend de plus en plus à intervenir systématiquement pourvu que ie diagnostic soit bien établi et qu'il existe un signe local pour guider le chirurgien. On trépane alors préventivement pour mettre le malade à l'abri des complications ultérieures (esquilles, compression, hémorragies, accidents tardifs).

Un travail de Latour (Presse médicale, 1907) et les communications de Picqué à la Société de chirurgie de Paris en 1908, indiquent cette voie qui à aujourd'hui tendance à être suivie par tous les chirurgiens.

Les fractures de la base auraient bien plus de raison de donner lieu à l'intervention systématique, car elles sont en réalité, nous le verrons, presque toujours ouvertes, en communication avec l'extérieur.

L'intervention est un fait acquis dans les fractures de la base avec plaie des téguments, car ce sont là des fractures ouvertes et il n°v a pas de raison de ne pas leur appliquer le traitement des fractures ouvertes.

« L'intervention n'est plus discutable, dit Auvray, si on se trouve en présence d’une fracture ouverte au

niveau des téguments. ».

« Ces dernières fractures, écrit Marion, demandent une intervention immédiate. »

Dans ces fractures du crâne, il faut absolument barrer la route à l'infection, la prévenir plus rigoureusement que dans toute autre fracture compliquée, car, lorsqu'elle est déclarée, elle est évidemment plus grave qu'en tout autre pointet, dans la plupart des cas, on se trouvera en présence de lésions au-dessus des ressources de la thérapeutique.

Aussi bien ce ne sont pas ces fractures avec plaie que nous viserons au cours de ce travail, mais seulement celles qui ne s'accompagnent d'aucune solution de continuité des téguments.

En ce qui concerne ces fractures sans plaie, le traitement sur lequel tout le monde s’est accordé pendant longtemps et dont le principe était l’abstention, est en train, actuellement, de se transformer.

Sans doute cette abstention était, comme on dit, une expectation armée, mais les résultats souvent désastreux ont engagé les chirurgiens à faire plus, à rester moins inactifs, à guérir et à prévenir.

On à essayé :

La ponclion lombaire, qui à 616 préconisée surtout par QuEnu et Murer.

La lrépanalion sous différentes formes, el c'est surtout l'une de ces méthodes de trépanalion proposée d'abord par CUSHING, que nous allons étudier et que nous préconisons.

Mais avant d'aborder celte étude, qu'il nous soit permis d'exprimer nos sentiments de reconnaissance à tous ceux qui jusqu'ici furent nos guides.

Os

A notre père vénéré, le docteur LAuGIER, auprès de qui nous avons appris à aimer la carrière médicale par l'exemple constant de ses vertus professionnelles; à notre mère chérie dont l'immense tendresse n'a reculé devant aucun sacrifice.

A notre frère le docteur Louis LatGrer (de Nice) qui, plus Jeune que nous, à su cependant nous donner l'exemple de l'énergie, nous aider daus les épreuves de notre vie lourmentée el nous prêter les conseils que nous avons demandés à ses hautes capacités professionnelles appréciées de tous ceux qui l'ont approché.

À notre maître, le docteur GARNIER, médecin en chef directeur de l'asile des aliénés de Dijon, dont la bienveillance à notre égard fut sans bornes et a su lui acquérir des droits à nos sentiments les plus affectueux. |

Ces mêmes sentiments de vive affection nous Îles adressons aussi à Monsieur le docteur LECLERC, professeur suppléant à l’école de médecine de Dijon, un ami, un conseiller, un soutién, dont nous ne saurons Jamais assez a reconnaître les services. À Monsieur le docteur Casrix, médecin en chef de l'asile de Saint- Robert, qui, à l'asile de Dijon, où nous l'avons connu, sut se faire aimer de nous et nous faire profiter de sa grande science d'aliéniste; à Monsieur le docteur CorARD, médecin adjoint de l'asile de Dijon ; à notre excellent collègue Monsieur Core, qui tous deux, malgré la différence d'âge ou de position, furent pour nous de dévoués camarades.

Pendant notre temps d'externat dans les hôpitaux de Lyon, nous eùmes des maitres éminents : M. le profes-

a l)— seur Lérixe, M. le professeur Poxcer, M. le professeur Rozzer, M. le docteur JosserAND, M. le professeur agrégé Fixer. Hélas ! nous n'avons pas su profiter de leurs brillantes lecons cliniques autant que nous Faurions pu Si nous avions été un éléve plus travailleur ! Qu'ils veuillent nous pardonner.

Nous prions M. le professeur Poxcer de recevoir nos hommages de respectueuse gratitude pour le grand honneur qu'il nous fait de bien vouloir accepter la présidence de notre thèse.

Enfin, à M. le docteur LericHe, chef de clinique de M. le professeur PoxcEr, nous exprimons nos vifs sentiments de reconuaissance pour laimable oblgeance qu'il à mis à nous être utile. |

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