ARLES
Dans le pli de l'aine gauche, à sa partie moyenne, il existe trois petits placards rouges de la dimension d'une pièce de 2 francs, et espacés les uns des autres de quelques millimètres. Le centre de ces plaques présente quelques fines squames blanchâtres. Le pourtour est irrégulier rouge, non infiltré et sans relief. ù
Aucune autre localisation. Rien dans les espaces interdigilaux des pieds.
Trailement : leinture d'iode au dixième, en application une fois par jour. Trois jours après, le malade revient avec une légère amélioration, mais la teinture d'iode l'irrite quelque peu. On continue le traitement.
Le même jour, l'examen des squames est négatif. Le lendemain, nous faisons une nouvelle préparation dans la potasse. On trouve un réseau de filaments mycéliens entre les couches de l'épiderme corné, enchevêlrés en tous les sens, peu lortueux et légèrement ondulés. Les ramifications et les segmentalions sont rares. Pas de filaments en chapelets. Quelques spores disséminées sans ordre dans la préparalion.
Quelques squames sont dissociées et ensemencées, par fines parcelles, sur deux tubes à la gélose maltosée, milieu d'épreuve de Sabouraud.
Le 3 décembre, la partie supérieure du tube est lapissée d’un fin duvet verdâtre dû probablement au développement de l’aspergillus glaucus. Cependant, dans la partie inférieure du milieu de cullure, ou apereoit un point jaunâtre de la grosseur d'un pois avec quelques filaments verdâtres à sa surface.
Actuellement, la colonie à 1 cent. 1/2, elle est arrondie, sa surface est plissée. Au centre, est un point blanc jaunâtre gros comme un grain de mil. Tout autour, la surface de la colonie offre sur une largeur de 1 centimètre une coloration verte intense. À la périphérie, il existe une zone blanchâlre, duveleuse, large de quelques millimètres. Une parcelle de cette zone blanchâtre, placée dans une goutte d'eau distillée, nous a montré la présence de filaments jeunes, assimilables à ceux de l'épidermophyton inguinale de Sabouraud:
OBsERvATION X (inédite).
+ Due à l'obligeance de M. le professeur DUBREUILH.
S... est Allemand, grand, fort el bien portant, bien que je l’aie soigné, il y a une quinzaine d'années, pour un lupus vulgaire du cou qui est, du reste, parfailement guéri (traitement par les emplâtres de Unna).
L'affection pour laquelle il vient aujourd'hui date depuis six ans et a Loujours persisté sans changement, sans être influencée par les saisons Où par aucune autre circonstance. Elle est exactement limitée aux deux derniers espaces inlerdigilaux de chaque pied. Elle occupe le fond de l'interstice et les faces contiguës des orteils jusqu'à l'articulation de la phalangine et de la phalangette. Dans cette région, la peau est blanche, opaque; d'un blanc de lait avec de petites taches rouges. La couleur blanche est due à l’épiderme corné, épaissi et macéré; les points rouges correspondent à des points de desquamation, où apparaît le derme, recouvert d'un épiderme très mince. Il n’y à aucun gonflement, aucun suintement, seulement un peu d'humidité sudorale fréquente dans celte région. L'épiderme corné est épaissi et surélevé par places en lambeaux peu étendus, épais, souples, lenaces, adhérents par un bord. Le malade est toujours tenté de les arracher, et c'est là la cause de divers accidents. Il a eu une fois un abcès de la plante de l'avant-pied et tout dernièrement a eu une ]ÿmphangile en nappe très étendue sur le pied et la jambe des deux côtés.
L'éruption ne s'est jamais étendue sur la face dorsale du pied ou des orteils ; elle n’a jamais quitté le pli interdigital.
n'y a pas d'autres lésions du voisinage, qu'un très léger épaississement des orteils, ce qui fait que les angles dièdres faits par la pression sur les orteils sont un peu cornés. Mais c'est là un phénomène assez banal.
Pas de prurit, mais seulement une sensation de picotement ou de chatouillement très agaçant. Jamais d'hyperidrose plantaire.
Le malade se porte bien, sauf quelques troubles digestifs tels que
abs Lacets user ee cd
lé ut MR ee la nn 7 CR De Rod