‹ De La Tuberculose CongénitaleChapitre 5 sur 51 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

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L'histoire de l’hérédo-contagion tuberculeuse remonte, semble-t-il, à 1873, moment où Charrin en publia, dans le Lyon médical, la première observalion en apparence typique. Sans vouloir énumérer ici tous les mémoires, ni toutes les observations publiées à lPappui de l'existence d’une luberculose congénitale chez l’homme, nous devons pourtant rappeler en un bref historique les principaux documents sur lesquels s'appuie notre revue critique.

[ls contiennent des faits de tuberculose congénitale probable, certaine, ou très contestable, elon ne saurait présenter en un même tableau des documents de valeur si différente. Après Charrin, l'observation la plus typique, et que nous rapportons d’ailleurs dans notre thèse, est due à Berti de Bologne (1882). Les faits cliniques el expérimentaux de Landouzy et Martin, les observations d'Ollendorf, de John, de Cavagnis, de de Renzi, doivent figurer dans un historique sur l’hérédité parasitaire de la tuberculose. |

Comme travaux d'ensemble, l'article de Grancher et Hutinel paru dans le Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales (article Phtisie) ; les travaux de Baumgarten (1890), d'Arloing (1892), de Nocard, de Strauss (1885), apportent des données intéressantes à la question,

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En 1893, Londe et Thiercelin publient dans la (Gazelle des Hôpitaux une revue générale pleine d'intérêt. Remlinger écrit sa thèse (Lyon 1893) sur l’hérédité de la tuberculose: Hahn consacre dans la Revue de la tuberculose (1895), un article complet sur la tuberculose congénitale et la tuberculose héréditaire. Legendre, en 1895, écrit dans le Traité de Pathologie générale publié par Bouchard un chapitre très documenté sur : Hérédité et Tuberculose, Enfin en 1896, Kelsch, dans son rapport sur le concours à l'Académie, mentionne des faits intéressants et utiles, dont la lecture est quelquefois suggestive. Pendant ce temps-de nouvelles observations se publiaient. Lannelongue, Brouvier, Bañg, Armanni, Rindfleisch, Jacobi, Galtier, donnent de nouveaux documents. Ces documents et d'autres encore, qu'il serait fastidieux de citer ici, se trouvent rapportés dans la très remarquable thèse de Küss (Paris 1898). Cet ouvrage constitue véritablement la base de l'étude de la tuberculose congénitale et c’est à Jui que l’on doit incontestablement se reporter pour préciser tous les faits relatifs à l’hérédité parasitaire de la tuberculose humaine, jusqu'en 1898.

Depuis ce moment la question a encore fait un pas. En 1900, le professeur Hutinel, devant le Congrès de Paris, expose en termes clairs et précis le problème général de l’hérédité de la tuberculose. Depuis 1898, plusieurs observations nouvelles ont été publiées, de multiples revues générales ont été écrites, mais la plupart ne constituent qu'un résumé incomplet et imparfait de la thèse de Küss. Citons pourtant les travaux de Hauser, de Heitz, de Baumel, d’Auché et Chamberlent, sur lesquels nous aurons l’occasion de revenir ultérieurement, et qu'il nous suffit ici de citer.

Le travail tout récent de Péhu et Chalier, paru dans les

Archives de médecine des enfants (1908) a simplifié la fin de notre travail et nous a permis de trouver dans une revue générale précise tous les documents publiés depuis la thèse de Küss. Il est inutile de nommer les auteurs des diverses observations rapportées par Péhu et Chalier, nous citerons ces dernières presque 1n-exlenso, ou en tout cas, sérieusement résumées dans notre chapitre LT.

Avant d'aborder l'étude de la plupart des observations classiques publiées dans ces dernières années comme démonstration de la tuberculose congénitale, il importe, nous semble-t:il, de préciser en quelques mots le plan que nous avons suivi pour les classer. i

Nous n'avons pas cru devoir donner 1n- exienso la série très nombreuses -d’observations rapportées par divers auteurs sous la rubrique tuberculose congénilale, mais qu'une critique un peu sévère démontre manifestement insuffisantes. Le travail de Küss a déjà à ce point de vue singulièrement déblayé le terrain et nous nous contenterons de souligner combien même les critiques de cet auteur furent à certains points de vue indulgentes.

L'article de Péhu et Chalier précédemment cité relève encore plusieurs observations qu'il est impossible de ne pas déclarer insuffisantes ; nous ne rapporterons quelques faits de cet ordre que pour signaler la nécessité d'une étude plus attentive des détails cliniques, et pour montrer jusqu’à quel point certains auteurs se sont fourvoyés dans la question de la tuberculose congénitale; ces faits constituent ce qu'on pourrait appeler nos observalions négalives.

Non content d'approuver le dire de nos prédécesseurs, il nous à paru que bien des observations, sans mériter absolument le reproche d’inexactes ou d'insuffisantes,

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devaient toutefois rentrer dans une seconde catégorie, artificielle sans doute, mais réelle, et c'est pourquoi nous avons constitué un groupe d'observations que nous déclarons douteuses et qui ne saufaient entraîner la conviction.

À côté et au milieu de tant de faits contestables nous avons eu la bonne fortune de rencontrer quelques observations, bien rares à la vérité, mais cependant par ellesmêmes assez démonstratives pour convaincre l'esprit le plas prévenu. |

Ces observations que nous citons presque in-exlenso sont démonstralives de l'existence de la tuberculose congénitale, et à ce litre sont du plus haut intérêt.

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