‹ De La Tuberculose CongénitaleChapitre 8 sur 51 · OBSERVATION [II · texte numérisé non relu

OBSERVATION [II

Cas de Lebküchner (Deuxième cas)

W. P.., sept mois, enfant illégitime d’une domestique, né au commencement d'avril 1897. La mère a séjourné dix jours à la clinique, l’a nourri au sein, puis au lait de vache. Vers la fin de mai, l'enfant a commencé à maigrir,

La OE puis, plus lard, se mit à tousser et l’amaigrissement s'accentua progressivement. Le 3 juillet, reçu à la section des ambulants, le diagnostic fut : atrophie infantile, rachitisme, gastro-entérite. La mort survient le 10 novembre 1897.

La. mère a toujours été en bonne santé. Grand-père mort au printemps 1896 d'une tuberculose chronique du poumon droit et d'une pleurésie bilatérale. Les sœurs de la mère sont mortes de tuberculose. Pas de renseionement sur la santé du père.

Aualopsie. — Diagnostic anatomique : “tuberculose éten due des ganglions rétro-péritonéaux, ra bronchiques et des ganglions du cou ; tuberculose chronique miliaire des poumons ; éruption tuberculeuse disséminée du foie et des reins ; ulcères tuberculeux de lintestin; amaigrissement très prononcé ; rachilisme.

Dansle cas de Ricard {(Observ. D), la tuberculose de l’enfant, si elle avait été congénitale, serait un exemple de tuberculose d’origine paternelle. Or, aucun fait probant de cet ordre n’a encore été publié. De plus, l'enfant était suffisamment àg6 pour s'être trouvé en contact plus ou moins direct avec des tuberculeux.

Les observations de Lebküchner {observ. [et IT) ne nous démontrent rien de plus ; l'élendue des lésions n'est pas incompalible avec le jeune âge des enfants ; la tuberculose de la mère n’est pas suffisamment nette.

Nous pourrions multiplier les observations de cet ordre ; il est utile simplement de fes rapprocher d’observalions dans lesquelles, au contraire, la contagion est démontrée, même chez des enfants tout jeunes. En voici un exemple indéniable : #

LAS Ces

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