OBSERVATION IV N
(Zeitsch f. Hyg.,; 1894) Wassermann, de Berlin
Tuberculose d'inhalation certaine chez un enfant de deux mois el demi. ;
Aulopsie. — Granulie discrète et (ubercule caséeux solitaire du poumon gauche; intestin normal ; ganglions mésentériques normaux ; rate normale; foie, reins, quelques granulalions tuberculeuses.
Bactériologiquement, on constate qu'ills'agit d'un cas pur de tuberculose ; en effet, ni par les cultures sur agar des divers organes, ni par les coloralions, on ne put découvrir d'autres microbes que le bacille de Koch.
D'après les résultats de lautopsie, toutes les probabilités étaient pour une tuberculose d’inhalation, caraetérisée par le foyer caséeux du lobe supérieur gauche, foyer qui avait été évidemment le point de départ de la tuberculose miliaire, développée autour de lui, et de la granulie terminale.
La vérité de cctte hypothèse a été démontrée par lenquête à laquelle s’est livrée Wassermann. La mère de l'enfant, examinée soigneusement, fut reconnue cliniquement indemne de toute tuberculose ; dans sa famille, il n'y avait jamais eu de cas de phtisie ou d’abcès froid, et elle n'avait servi comme domestique chezaucune personne atteinte de bronchite. Le père élait, lui aussi, parfaite ment bien portant et d'une famille indemne de tuberculose. L'enfant avait été nourri un mois par la mère ; ultérieurement, on lui donna du lait de vache. Quelques
LORS jours après sa naissance, ikavail passé huit jours chez une tante dont le mari etait phtisique. Les crachats de cet homme, examinés, renfermaient de nombreux bacilles et l'enfant avait habité constamment, pendant huit jours, dans la chambre du malade. C’est à la suite de ce séjour que l'enfant commença à tousser et à maigrir.
Dans cette observation, la prédominance de la tuberculose en un point limité des poumons, rendait fort vraisemblable l'hypothèse d’une tuberculose par inhalation.
b.) Observations douteuses
Parmi les cas douteux de tuberculose congénitale, il faudrait évidemment signaler bien des cas de tuberculose infantile précoce. La littérature médicale en conlient un certain nombre. Nous n'avons pas voulu en donner la description, ni même la nomenclature complète, mais nous signalerons les principales, les. plus classiques. :
Sans doute, parmi ces cas de tuberculose infantile précoce, plusieurs relèvent fort vraisemblablement de la contagion : témoin, l'observation de Wassermann chez un enfant de deux mois et demi (observ. IV).
Mais s'il est vrai que beaucoup de faits de tubereulose infantile sont dus à la contagion par quelque voie qu'elle se fasse, doit-on pour cela éliminer la possibilité de tuberculose congénitale vraie? Compulsons les observalions publiées ; nous y trouvons incontestablement des faits qui, pour être douteux, semblent pourtant résoudre le problème de façon positive. Ainsi, les observations suivantes : %
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