CONCLUSIONS
Les conclusions que nous pouvons tirer de toutes ces méthodes physiques ne sont certes que provisoires, mais il est permis de penser que leur application, en cas de tuberculose utérine ne doit se faire, isolée, que lorsque celle-ci a dépassé la limite de l’opérabilité, quant à son emploi comme adjuvant à la chirurgie, il est justifié dans de nombreux cas où les lésions microscopiques de tuberculose pouvant dépasser les limites de l’exérèse, elle complète alors heureusement celle-ci. La rœntgenthérapie ne devra être employée qu’en cas d’échec de l’héliothérapie ou des rayons ultra-violets. Elles devront être associées à la climatothérapie. Dans tous ces cas, leur emploi paraît nettement justifié. À côté de ces indications, les inconvénients de ces méthodes sont aussi à envisager : la longueur de ces traitements, aussi efficaces soient-ils, ne convient guère qu’à une femme aisée, celle de condition modeste ne demande qu’une chose : « ne plus souffrir et pouvoir mener une vie correspondant à son état social » (Delbet). D’autres points, comme de remarque Labry, sont aussi à considérer : « Les femmes traitées médicalement ont, il est évident, des état d'amélioration et d’aggravation et ce dernier peuvent, au cours d’un long traitement, mener au désespoir, créer des psychoses. De même, le coït étant interdit et douloureux pour un temps prolongé, ce fait peut causer des désor-
Sue
dres dans la vie familiale. » (Rochat:) En ce qui concerne la tuberculose utérine isolée, la pure application de ces méthodes, quoique intéressantes, doit céder le pas à la chirurgie. Nous voyons aussi bien ces méthodes se mettre dans l'obligation de créer une stérilisation souvent aussi efficace que l'opération et, par suite, créer les mêmes troubles hormoniques, par suite présenter des inconvénients aussi importants, tout en étant souvent moins radicales. — (Ce pendant elles ont permis de porter un pronostic moins mauvais dans « les cas de forme grave avec fièvre, état général précaire, foyers bacillaires multiples ».