‹ De La Tuberculose Du Corps De L'UtérusChapitre 4 sur 44 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Cest vers le début du siècle dernier que paraissent les premiers travaux sur la tuberculose génitale de la femme. Louis en 1825,, Raynaud en 1831, Kwitch en 1847, Aran en 1858, attirent les premiers l’attention sur cette importante question. Cependant, leurs résultats sont basés sur des coustatations d’autopsie et, en 1865, Brouardel, dans 5a thèse, montre qiie, cliniquement, rien n’attire l’attention sur l'appareil sexuel.

Avec l’avènement de l’ère pastorienne, suivie de la découverte du bacille de Koch, s'ouvre une période de recherches fécondes : l’étude bactériologique des sécrétions, mucosités et pus, et bientôt l’on dut reconnaître que bien des cas d'affection génitale de nature insoupçonnée étaient, en réalité, des formes d’infection tuberculeuse.

Les études anatomiques nombreuses, dont celles de Cornil et Babés en 1883, mirent les auteurs sur la voie du diagnostic possible et certain par le curettage biopsique.

Hegar, en 1886, dans une importante monographie, mel au point ce nouveau chapitre de pathologie gynécologique et paraît être le premier à préconiser l’ablation systématique des organes génitaux tuberculeux.

Les études pathogéniques complètent les précédents travaux expérimentaux et observations nombreuses de Verneuil, Derville (thèse de Paris, 1887), Peraire, Popoff, Mile Gorovitz (thèse Paris, 1900), puis, plus récemment. Baumgarten (Berliner Kliniste Wochenschrift, 1904), Delo-

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re et Chalier (Tuberculose génitale, 1920), entre autres, permettent d’entrevoir le mécanisme de l'infection génitale.

Cependant jusqu’au congrès de Rome de 1902, où les rapports d'Aman, J. L. Faure, Martin et Veit sanctionnèrent les résultats précédents, peu d’auteurs signalent la possibilité de tuberculose corporéale isolée. Les observations de Mlle Gorovitz, celle de Cornil, Terrillon, Siredey (La Médecine, 1923), Alessandri (Policlinio, vol. XVII, 1910), paraissent être les premiers documents étudiant cette localisation spéciale de la tuberculose jusqu'alors citée seulement. En effet, si la tuberculose du col utérin, moins fréquente (Martin) que celle du corps, a fait l’objet de nombreux travaux (Cayle, thèse Bordeaux, 1912), il nous faut attendre après la guerre où, avec Daniel (La Gynécologie, août 25, la T'uberculose génitale 1932), le P' Jeanneney (S. O. G., 1928), Brown (Am. J. ob. and Gyn., 1931), entre autres, l’importance de l’affection utérine devient plus évidente. Les auteurs s’attachent à rendre leurs observations très complètes, étudiées avec les moyens à leur disposition.

En octobre 1933, le VIII congrès de l’Association des gynécologues et obstétriciens de langue française avec le rapport de Brocq, Moulonguet et R. L. Rochat donnaient à la taiberculose du corps utérin la place qui lui revenait en pathologie gynécologique et détaillaient les moyens mis en œuvre pour lutter contre ses ravages.

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